HOME TLAXCALA
le réseau des traducteurs pour la diversité linguistique
MANIFESTE DE TLAXCALA  QUI SOMMES-NOUS ?  LES AMIS DE TLAXCALA  RECHERCHER 

CAMPAGNES
AU SUD DE LA FRONTIÈRE (Amérique latine et Caraïbes)
EMPIRE (Questions globales)
TERRE DE CANAAN (Palestine, Israël)
OUMMA (Monde arabe, Islam)
DANS LE VENTRE DE LA BALEINE (Activisme dans les métropoles impérialistes)
PAIX ET GUERRE (USA, UE, OTAN)
MÈRE AFRIQUE (Continent africain, Océan indien)

ZONE DE TYPHONS (Asie, Pacifique)
KALVELLIDO AVEC UN K (Journal d'un prolo)
REMUE-MÉNINGES (Culture, communication)
LES INCLASSABLES 
LES CHRONIQUES TLAXCALTÈQUES 
LES FICHES DE TLAXCALA (Glossaires, lexiques, cartes)
BIBLIOTHÈQUE D'AUTEURS 
GALERIE 
LES ARCHIVES DE TLAXCALA 

09/02/2010
EspaÑol Français English Deutsch Português Italiano Català
عربي Svenska فارسی Ελληνικά русски TAMAZIGHT OTHER LANGUAGES
 

Salka  EMBAREK


http://saharalibre.wordpress.com


Salka Embarek est une poétesse, engagée dans la défense des droits du peuple sahraoui. Elle vit à Ténérife (Canaries). Voici comment un quotidien de l’île la présente :

"C'est l'un des plus actives défenseures des droits des Saharouis qui existent dans l'Île (Ténérife). Une fille de tinerfeños installés à Laâyoune, Salka frissonne quand elle se souvient de l'invasion de cette ville et comment elle eut une demi-heure pour s’échapper avec sa mère et ses soeurs.
Son père, Mohamed Embarka, se vantait de connaître n'importe quel coin du Sahara et de savoir où il se trouvait rien qu’en respirant le sable. C'était un apprentissage acquis après des mois et des mois de voyager dans le désert avec une expédition de géologues et d’ingénieurs espagnols qui exploraient les richesses du sous-sol saharien. C’est ainsi qu’ils découvrirent les gisements de phosphates de Boukraa, les plus riches et purs du monde, où Embarka fut chargé de recruter la main-d'oeuvre.

Cependant, Mohamed Embarka, qui figure dans certaines annales comme l'un des fondateurs de Laâyoune, n'est pas né dans le désert, mais à Ténérife, comme son épouse. Dans les années cinquante, nouveau marié, il  émigre au Venezuela mais ça se passe mal. Il retourne à Ténérife pour aussitôt s’embarquer dans une nouvelle aventure. à la recherche d'un avenir meilleur. Et c’est ainsi qu’il arrive au Sahara, où quelques Canariens et péninsulaires étaient déjà installés. Peu à peu, le tinerfeño est devenu sahraoui.

C’est là, à Laâyoune, qu’est née Salka, qui devait devenir l'une des plus actives défenseures des droits des Sahraouis qui existe dans l'Île. Salka se souvient avec effroi de la Marche Verte. « Mon père a alerté le Polisario : l'armée espagnole se retirait de certains points stratégiques en ouvrant la voie aux soldats marocains, qui sont entrés dans Laâyoune armés jusqu'aux dents. Ils  ont tué des milliers de personnes et ont rasé toutes les maisons. Un jour, mon père est venu très nerveux à la maison et a dit à ma mère que nous devions partir immédiatement. La nourriture est restée dans la marmite. Nous n'avons pu prendre que nos documents d’identité parce qu'un petit avion postal plein de sacs de courrier à destination de Ténérife nous attendait. Et en effet, une demi-heure après que nous avions quitté la maison, les Marocains venaient nous chercher. »

Il y a seulement quelques mois, Salka est retournée à Laâyoune. Elle a été retenue dans un commissariat pendant cinq heures  On l’a avertie: "Un de ces jours, tu disparaîtras dans le désert et nous, nous dirons qu’on regrette énormément », lui a murmuré un policier.

Source :  La Opinión de Ténérife, 25 de noviembre de 2007   

Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala


 
 
 IMPRIMER CETTE PAGE IMPRIMER CETTE PAGE 

 ENVOYER CETTE PAGE ENVOYER CETTE PAGE

 
RETOURRETOUR 

 tlaxcala@tlaxcala.es

HEURE DE PARIS  19:5