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27/11/2020
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Uri  AVNERY אורי אבנרי


http://zope.gush-shalom.org/home/he/channels/avnery/


Un sioniste dissident

Uri Avnery, qui a eu 83 ans le 10 septembre 2006, est une figure historique de la scène israélienne. Né Helmut Ostermann en Westphalie (Allemagne) d’un père banquier et militant sioniste, il émigre avec sa famille en Palestine en 1933. A 14 ans, il entre dans le groupe clandestin Irgoun Tzwai Leumi, qu’il quittera 3 ans plus tard, en désaccord avec la ligne anti-arabe et réactionnaire du groupe. Il change de nom à 18 ans. En 1946, il fonde la groupe “Jeune Palestine”, aussi connu sous le nom de groupe Bama’avak (Lutte), le nom de sa publication, qui cause des remous à cause de sa position: la communauté juive de Palestine comme alliée naturelle des Arabes. En septembre 1947, il publie son premier livre: “Guerre ou paix dans la région sémite”, dans lequel il prône un rapprochement entre les mouvements nationaux juifs et palestiniens pour libérer le pays et créer une “communauté sémite” et un marché commun, dans le contexte du Tiers monde émergent. Quand la guerre éclate, il rejoint l’armée et combat à Jérusalem et sur le front égyptien. Chef d’escadron, il est blessé, puis démobilisé en 1949.
Ses rapports de guerre publiés par le quotidien Ha’aretz paraissent en livre sous le titre “Sur les champs des Philistins,1948” et deviennent un best-seller. Le livre suivant, “L’autre face de la pièce”, qui décrit les aspects sombres de la guerre, en particulier la déportation des Palestiniens, fait l’objet d’un boycott. Embauché comme éditorialiste à Ha’aretz en 1949, il quitte le journal un an plus tard pour protester contre la censure de ses opinions, notamment ses critiques des expropriations de terres palestiniennes effectuées par le gouvernement Ben Gourion.
En avril 1950, il récupère un magazine familial moribond et le transforme en une institution unique. Haolam Hazeh, par son style corrosif et dénonciateur qui lui vaut admiration et haine, a créé un style dont toute la presse israélienne a tenté de s’inspirer pendant quarante ans. Partisan dès le début des années 50 de la création d’Un État palestinien, il prend la défense des Palestiniens d’Israël, des Juifs orientaux et des femmes. Pour le clan Ben Gourion, Avnery et son journal devinrent rapidement l’ennemi public n°1. Plusieurs attentats contre sa personne, contre le journal et l’imprimerie eurent lieu. Pour avoir critiqué l’infâme massacre de Qibya en 1953, il fut victime d’une embuscade et eut les mains brisées. En 1975, il fut victime d’une tentative d’assassinat dont l’auteur fut déclaré fou. Il en réchappa avec plusieurs blessures au couteau. Les bureaux et les archives du journal furent complètement détruits dans un incendie en 1972.
En 1965, l’adoption d’une loi visant spécialement ce “certain magazine”, comme disait Ben Gourion, amène Avnery à créer un parti portant le nom du journal. Ce Mouvement de la nouvelle force se présenta aux élections et Avnery est élu à la Knesset. En 1969, le parti obtient deux sièges. Pendant ces 8 années, le parlementaire Avnery tint plus de 1 000 discours et prit des centaines d’initiatives. Ses critiques véhémentes du système sioniste lui attirèrent ce cri de Golda Meir: “Je suis prête à monter sur les barricades pour expulser Avnery de la Knesset!” En 1969, il publie un livre sur ses activités à la Knesset: “1 contre 119”.
Au 5ème jour de la Guerre des Six jours, il adresse une lettre au Premier ministre Levi Eshkol, lui demandant d’offrir aux Palestiniens la possibilité de créer un État sur les territoires que les sionistes viennent d’occuper. Cette idée, qu’il défend depuis 1948, et dont il publié un plan détaillé en 1957, il a longtemps été le seul à la défendre.
Sa proposition de deux États fut attaquée dans un livre de Camille Mansour publié en 1971 par l’OLP à Beyrouth, en français et en arabe, sous le titre “Uri Avnery et le néo-sionisme”. Mais en 1974, lorsque l’OLP commença à changer de position, Avnery commença à établir des relations secrètes avec ses responsables, dont il rendait fidèlement compte au Premier ministre Itzhak Rabin. Du coté palestinien, les contacts étaient entretenus par Saïd Hamami, représentant de l’OLP à Londres, assassiné en 1978.
En décembre 1975 naquit le Conseil israélien pour une paix israélo-palestinienne, promu par Avnery. Celui-ci raconte l’histoire du dialogue avec son nouvel interlocuteur Issam Sartaoui dans son livre “Mon ami l’ennemi”. Ces contacts acquirent une nouvelle dimension lorsqu’Avnery, en juillet 1982, alla rencontrer publiquement Arafat dans Beyrouth assiégée par l’armée sioniste. Depuis, il a rencontré Arafat à plusieurs reprises.
En 1977, le groupe d’Avnery et d’autres groupes fusionnèrent pour créer le parti Shelli, qui obtint deux sièges à la Knesset. Avnery revint à la Knesset en 1979 mais démissionna en 1981 pour laisser la place à un collègue palestinien. Après la scission du parti, il crée la Liste progressiste judéo-arabe pour la paix, qui emporte deux sièges en 1984. En 1988, il quitte la politique partisane pour s’occuper de son magazine déclinant qui va bientôt cesser de paraître.
En 1992, Avnery appelle à voter pour Rabin et apporte son soutien aux Accords d’Oslo. Déçu par l’attitude du gouvernement, il participe à une action de protestation, fin 1992, contre l’expulsion de 415 Palestiniens: une tente est dressée pendant 45 jours face aux bureaux du Premier ministre. Cette expérience conduit à la création en 1993 de Gush Shalom, le Bloc de la Paix, qui exige la création d’un État palestinien sur les territoires occupés en 1967, la libération de tous les prisonniers palestiniens, le démantèlement des colonies et la reconnaissance de Jérusalem comme capitale des deux États. En mai 1995, dans les premiers jours de son retour à Gaza, Arafat a embrassé en public Avnery, l’a assis à ses côtés à la tribune et l’a appelé “mon ami”.
Arrivé à un âge respectable, Uri Avnery est une sorte d’icône vivante représentant les « bons » Israéliens. Il y a quelques années, il avait poursuivi pour diffamation un journaliste israélien qui avait écrit qu’il était « antisioniste ». Le tribunal a donné raison à Uri Avnery et a attesté qu’il était bien un sioniste. Donc un partisan indécrottable d’un « État juif ». et c’est là la principale motivation de son refus acharné d’envisager la solution d’un seul État pour tous les habitants de Palestine, fondé sur le principe « un homme, une voix ».

On peut trouver les chroniques hebdomadaires d’Uri Avnery

en anglais sur http://zope.gush-shalom.org/home/he/channels/avnery/

en français sur  http://www.france-palestine.org/mot9.html.

en allemand sur http://www.uri-avnery.de/

en espagnol sur http://www.tlaxcala.es/reponse_pp.asp?lg=es&p_mots=Uri+Avnery


 
 
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