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11/12/2018
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Jean-Luc  MÉLENCHON


http://www.jean-luc-melenchon.fr


Jean-Luc Mélenchon, né le 19 août 1951 à Tanger (Maroc), est un homme politique socialiste français.

Titulaire d’un Deug de lettres modernes, d’une licence de philosophie et d’une maîtrise dans cette discipline, il a été professeur dans l’enseignement technique, correcteur dans l’imprimerie, ouvrier d’entretien, journaliste, directeur de cabinet municipal en banlieue parisienne. Adjoint au maire de Massy en 1983, conseiller général a partir de mars 1985, président délégué du conseil général de l’Essonne en 1998, il est sénateur de l'Essonne depuis le 28 septembre 1986.

Leader du mouvement lycéen lors de mai 68 dans sa ville de Lons-le-Saunier, il rejoint l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) dès son entrée en faculté en septembre 1969. À l'issue des événements de mai-juin 1968 à Besançon, l'AGEB-UNEF passe aux mains des courants du gauchisme soixante-huitard, aux fins de transformer le syndicat étudiant en « mouvement politique de masse ». La Ligue communiste et le PSU majoritaire dans l'organisation étudiante appuient une prise en main du syndicat par les partisans de sa mutation en « mouvement politique de masse ». En s’y opposant, il rejoint le courant trotskiste OCI (Organisation communiste internationaliste, d'obédience lambertiste) qui mène ce combat. Après la scission de l’UNEF en 1970, Jean-Luc Mélenchon participe au combat pour reconstruire l'UNEF locale comme syndicat défendant les intérêts matériels et moraux des étudiants, à la fois contre le courant syndical issu de l'UEC, animant l'UNEF-Renouveau, liant le syndicat aux conseils de gestion de la loi Faure, et contre les courants gauchistes qui visent sa transformation en mouvement politique. C'est à ce titre qu'il devient président de l’union locale étudiante, puis intègre, après la scission provoquée par l'UNEF-Renouveau, le bureau national de l'Unef-Unité syndicale en 1974. Sa liste aux élections du CROUS en 1975 obtient 60 % des suffrages exprimés.
De 1972 à 1975, il devient le dirigeant de l'OCI à Besançon et joue un rôle important dans l'implantation régionale de cette organisation à Dole et Lons-le-Saunier (Jura). Sa pratique de leader syndical de masse — animation des luttes étudiantes et ouvrières des années 1969-1974, en particulier la grève des Lip, importante industrie horlogère bisontine démantelée quelques années plus tard — l'amène progressivement à prendre ses distances avec la conception léniniste du parti. C'est l'époque où le Parti socialiste de François Mitterrand reconstitué au congrès d'Épinay en 1971, occupe progressivement à gauche tout l'espace du socialisme démocratique, mettant le PCF en difficultés électorales. Il quitte Besançon pour entrer dans l'activité professionnelle à Lons-le-Saunier et adhère au PS. Il y occupe très vite des responsabilités départementales et développe un journal fédéral qui combat pour l'union PC-PS; c'est l'époque où le PCF rompt les accords d'union de la gauche sur un programme commun de gouvernement. Remarqué lors d'une fête jurassienne du Poing et la Rose par Claude Germon, maire de Massy et membre du bureau exécutif du PS en charge du secteur entreprise du parti socialiste, il part en région parisienne et devient directeur de cabinet de ce responsable politique.
Il devient un des principaux dirigeants mitterrandistes de la fédération de l'Essonne, ce qui le conduit au poste de premier secrétaire de cette fédération au congrès de Valence en 1981. S'opposant à la fois à la Deuxième gauche rocardienne et au CERES de Chevènement, il travaille à l'organisation du courant mitterrandiste, en Essonne d'abord puis à travers une publication "Données et Arguments", qui sera le creuset d'un courant gauche au sein du parti. Fondateur avec Julien Dray de la Gauche Socialiste, il s'oppose à l'entrée de la France dans la première Guerre du Golfe contre la majorité de son parti. En mars 2000, il accepte de participer au gouvernement de Lionel Jospin comme ministre délégué a l’enseignement professionnel. Tirant le bilan de la défaite électorale d’avril 2002, lorsque la composante animée par Julien Dray fait le choix de passer dans l’équipe de François Hollande, il cofonde le courant Nouveau Monde avec Henri Emmanuelli. Puis, en 2004, il fonde l’association PRS (Pour la république sociale) en dehors et indépendamment du Parti socialiste dans le but de formuler et de faire vivre une orientation clairement républicaine dans la gauche française.
Il sera l'un des rares dirigeants socialistes à combattre ouvertement pour le non au Traité Constitutionnel Européen durant l'année 2005, dans le parti (42% en faveur du non), puis dans le pays dans de nombreux meeting. Considérant que le candidat à l'élection présidentielle ne pouvait être qu'issu du non au Traité constitutionnel européen, il soutient la candidature de Laurent Fabius contre Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. Après la victoire de Ségolène Royal au sein du PS, il pensera un moment possible de promouvoir une candidature de la gauche du PS, soutenue par le PCF et les courants antilibéraux, sur une orientation de rupture avec le libéralisme et la mondialisation. L'association PRS continue aujourd'hui son combat: elle se prononce pour une force politique nouvelle qui prenne en compte à la fois l'échec de ce qui fut le modèle soviétique et l'impasse d'une social-démocratie européenne qui accompagne les "réformes" du néo-libéralisme. Une autre voie est possible, c'est du moins ce que traduit l'émergence d'un parti comme le Linkspartei en Allemagne.
Il intervient régulièrement dans N'ayons pas peur des mots, une émission quotidienne de débat contradictoire présentée par Samuel Étienne diffusée sur la chaîne d'information en continu I>Télé.

Citations

  • « Jean-Luc Mélenchon, dinosaure chez qui la réalité met longtemps à arriver jusqu'au cerveau... », Laurent Joffrin, éditorial en page 3 de Libération, jeudi 26 avril 2007.
  • « Que fait le "dinosaure chez qui la réalité met longtemps à arriver au cerveau" comme le dit si élégamment M. Joffrin, dont la distance de la tête à la queue est bien plus réduite ? », Jean-Luc Mélenchon sur son blog, jeudi 26 avril 2007, 18 h 30.

Œuvres

  • Causes républicaines, Éditions du Seuil, 2004. (Réédition de textes publiés dans Le Monde, Marianne, Politis, La Nouvelle Revue socialiste, À Gauche, ou autres)
  • Pour la république sociale (ouvrage collectif), Éditions L'Harmattan, 2002.
  • Le nouvel âge du capitalisme (ouvrage collectif), Éditions L'Harmattan, 1998.
  • Rocard, le rendez vous manqué, Éditions Denoël, 1994.
  • À la conquête du chaos, Éditions Denoël, 1991.

Blogs
http://www.jean-luc-melenchon.fr
http://www.pourlarepubliquesociale.org/

Adresse email : jl.melenchon@senat.fr


 
 
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