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23/07/2019
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Gilles  MUNIER


http://gmunier.blogspot.com/


Né le 9 novembre 1944, à Reims. Marié, deux enfants. Secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes.

L’Association des Amitiés franco- irakiennes a été fondée en 1985 par des personnalités françaises de divers milieux politiques, mais principalement gaullistes. Parmi ses fondateurs, on note la présence de Jean-Pierre Chevènement, de plusieurs ambassadeurs et du grand orientaliste français Jacques Berque qui fut son premier président.

Gilles Munier en est le Secrétaire général depuis 1986. Il a découvert l’Irak en 1975-76, et il s’est rendu dans ce pays à environ 150 reprises avec des délégations politiques, culturelles ou économiques. Il a été reçu à 5 reprises par le Président Saddam Hussein.

Gilles Munier explique l’intérêt qu’il porte à l’Irak, au nationalisme arabe et à l’islam par son histoire personnelle. Il a vécu toute sa jeunesse en Algérie et au Maroc, au contact des nationalistes algériens du FLN, son père étant très engagé dans le combat pour l’indépendance de l’Algérie.

1962- 1970

Aux alentours de ses 20 ans, entre 1962 et 1965, résidant à Alger, il découvre progressivement les écrits de Michel Aflak, de Gamal Abdel Nasser et la cause palestinienne, notamment en rencontrant Abou Djihad, un des fondateurs du Fatah, puis Ahmad Choukeiri qui présidait alors l’OLP. Il se lie à cette époque avec Malek Bennabi, à l’origine du renouveau islamique en Algérie.

Début juillet 1968, il est à Beyrouth après un séjour effectué au Caire à l’invitation du gouvernement égyptien, dans l’espoir de se rendre à Bagdad. Mais, il doit abandonner son projet car les frontières de l’Irak sont fermées pour cause de Révolution baassiste.

En Algérie, où il est étudiant, il adhère à l’UNR- UDT, organisation gaulliste de gauche présidée par René Capitan, qui soutient la politique arabe du Général de Gaulle, tout en militant activement pour la libération de la Palestine. Il publie dans les années 70 quatre ou cinq articles militants sur les combats dans les pays arabes de l’époque dans La Nation Européenne, revue disparue en 1969 - ce qui lui vaut d’être accusé par certains journalistes, 35 ans après, d’être d’extrême droite ! - mais aussi dans le quotidien algérien El Moudjahid, L’Algérien en Europe, ainsi que dans Révolution Africaine (sous un pseudonyme).

1971-1977

Après son retour en France mi- 1970 pour effectuer son service militaire, Gilles Munier créé une association éphémère dévouée à la cause palestinienne appelée « Association Européenne Roger Coudroy », du nom d’un jeune franco- belge mort dans les rangs du Fatah, puis devient permanent de l’Association de Solidarité Franco- Arabe (ASFA) que préside Louis Terrenoire, un ancien ministre du Général de Gaulle. A ce titre, il participe à l’organisation de nombreuses manifestations de soutien à la lutte du peuple palestinien à Paris et dans les régions françaises, et publie quelques articles dans France-Pays Arabes.

Juste avant la guerre du Liban, il participe à une opération appelée « Commandos de la Paix » organisée par l’Association de Solidarité Franco- Arabe. Il se rend dans les villages du sud Liban pour protester contre les bombardements israéliens. Il accroche avec ses camarades – dont Lucien Bitterlin, secrétaire général de cette association – un drapeau français sur les barbelés de la frontière israélienne, puis séjourne une quinzaine de jours dans le camp palestinien de Bordj Al Chamali, à Tyr.

1978-1985

A partir de 1977 – après son premier voyage en Irak - il s’investit dans le développement des relations franco-irakiennes : organisation d’expositions dans plusieurs villes françaises, accueil de troupes culturelles irakiennes, conférences. Parallèlement, pour le cadre des activités de l’ASFA, il dirige plusieurs missions commerciales bretonnes à Bagdad, notamment à l’occasion de la Foire internationale de Bagdad.

Au début des années 80, après le déclenchement de la guerre Iran- Irak, il participe à la constitution du Comité pour la Paix au Proche-Orient, dont il devient le Secrétaire général. Cette association contribue au soutien politique apporté par les Français à l’Irak en guerre. Il accompagne notamment des personnalités politiques et des journalistes sur le front.

Parallèlement, installé définitivement en Bretagne, il anime l’Association pour les Echanges Bretagne-Pays Arabes (APEBA), puis Bretagne– Coopération Internationale (BCI), association regroupant plusieurs villes bretonnes, présidée par Jean-Yves Le Drian, député-maire socialiste de Lorient. Au plan politique, il représente en Bretagne le Club Gaullisme et Progrès.

1986-2005

Comme Secrétaire général des Amitiés franco- irakiennes, à partir de 1986, Gilles Munier va devenir un observateur engagé - et parfois un acteur – des événements que va connaître ce pays : crise du Golfe, guerre du Golfe de 1991, combat contre l’embargo, troisième guerre du Golfe et dans sa suite logique pour lui : soutien à la résistance du peuple irakien contre l’occupation américaine. L’association sera présidée successivement par l’orientaliste Jacques Berque, et les ambassadeurs Paul Dépis et Marc Bonnefous. Elle est actuellement co-présidée par Philippe de Saint Robert (Ecrivain, ancien Haut commissaire à la Langue française) et l’avocat Maurice Buttin.

Pendant la crise du Golfe, en septembre 1990, il se rend à Bagdad en pleine affaire dite « des otages », pour demander au Président Saddam Hussein de laisser partir les Français qui sont retenus. La mission qu’il effectue se place juste après celle de Kurt Waldheim et d’Ahmed Ben Bella. Il revient en France avec 8 Français et la promesse que les autres les suivront. Il est accueilli en France par une violente campagne de presse qui l’accuse d’être un « traître par idéologie ». A l’époque la position officielle française était de ne pas négocier avec les « preneurs d’otages ». Mais, en réalité, François Mitterrand, en liaison avec Yasser Arafat et Barzan Al-Tikriti à Genève, oeuvrait en secret pour le retour des Français.

Pour relancer les relations franco- irakiennes mises à mal par la guerre et la rupture des relations diplomatiques, il organise en octobre 1991 la première mission économique française à Bagdad sous couvert d’un Comité Franco-Irakien pour l’Exportation créé pour l’occasion. Il participe ensuite à la création de l’Association de Coopération Economique Franco- Irakienne (AFICE). Cette nouvelle association, soutenue par les 4 derniers ambassadeurs de France à Bagdad et plusieurs parlementaires (notamment Roselyne Bachelot), militera activement pour la levée de l’embargo et le rétablissement des liens diplomatiques franco-irakiens. Gilles Munier contribuera à l’ouverture d’une Mission d’intérêt français à Bagdad en transmettant un message secret de Tarek Aziz au Quai d’Orsay.

Entre 1992 et 2003, il participe à de nombreuses conférences internationales à Paris, Athènes, Bruxelles, Rome, Londres, Lisbonne, pour réclamer la levée de l’embargo et condamner la politique des Etats-Unis. Il est membre de la Conférence de Bagdad qui se réunit tous les 6 mois à Bagdad sous la présidence de Tarek Aziz pour coordonner le soutien international à l’Irak.

Avant la dernière guerre du Golfe, il constitue les « Volontaires de la Paix » composés d’anciens militaires spécialistes des armes de destruction massive pour visiter les sites désignés par le rapport Blair, et « inspecter les inspecteurs ». Deux missions seront organisées avec des visites de sites militaires ou d’usines dans les régions de Bagdad, Bassora, Mossoul. Cette opération aura une importante répercussion médiatique en France. Les « Volontaires » quitteront Bagdad la veille du bombardement américain.

Pendant l’agression américaine, Gilles Munier participe à plusieurs manifestations anti-guerre en France, puis lance un Appel pour la libération de Tarek Aziz et des prisonniers irakiens séquestrés par les Américains qui recueille rapidement près de 200 signatures dans tous les milieux. Cette initiative déclenche une campagne de diffamation menée par des organisations sionistes et une menace de mort adressée à son domicile en juillet 2003 (l’auteur qui possédait des armes de guerre a été arrêté, mais on attend toujours son procès…).

Réunie en Assemblée générale en juin 2003, l’Association des Amitiés franco- irakiennes prend la décision de n’avoir aucune relation avec un gouvernement irakien qui ne serait pas légitime, et de soutenir la Résistance. Dès l’arrestation du Président Saddam Hussein, un nouvel appel est lancé pour que lui soit reconnu le statut de prisonnier de guerre, tout en rappelant que si l’agression contre l’Irak étant illégale, les arrestations de dirigeants, de militaires et de résistants le sont aussi.

En juillet 2003, Gilles Munier a reçu des menaces de mort sous la forme d’une lettre contenant une balle de 22 Long Riffle et le message suivant : « La prochaine n’arrivera pas par la poste ». Il a porté plainte contre X et il s’est avéré ensuite qu’une dizaine d’autres personnes, connues pour leur soutien à la résistance palestinienne, avaient reçu le même genre de courrier. L’auteur des menaces a été jugé le 11 mai 2006 à Paris et condamné à une peine symbolique.

Gilles Munier a été questionné par de nombreux journalistes français et étrangers à la suite de la parution dans le quotidien irakien Al-Mada d’une liste de 270 personnalités qui auraient reçu des « cadeaux pétroliers de Saddam Hussein ». Cette campagne, inspirée par les Américains et les Israéliens s’est appuyée ensuite sur un rapport de la CIA (Rapport Duelfer) et a débouché sur la publication du Rapport Volcker (ONU) qui comprend un passage concernant les activités de lobbyiste de Gilles Munier.

Gilles Munier a été mis en examen le 6 octobre 2005 par le juge Philippe Courroye pour « Trafic d’influence passif » et « Corruption d’agents publics étrangers », en fait pour avoir violé la Résolution 986 de l’ONU dite « Pétrole contre nourriture ». Il a été laissé en liberté contre le versement en 4 mensualités d’une caution de 80 000 euros. Interdit de quitter la France métropolitaine, il s'est vu restituer son passeport à a mi-juin 2009 par la juge Xavière Siméoni

Sa caution a été diminuée en appel à 50 000 euros le 13 janvier 2006 et achevée de verser le 28 février, mais le Juge Courroye refuse toujours de l’autoriser à voyager à l’étranger, notamment à se rendre à Damas.

Bibliographie

Gilles Munier qui a pu, en 25 ans de voyages visiter toutes les régions d’Irak, est l’auteur du « Guide de l’Irak » paru en 2000 (Photographies de Erick Bonnier - Jean Picollec Editeur).

Cet ouvrage a été traduit en américain en 2004 sous le titre : « Iraq, an illustrated history » et édité par Interlinkbooks aux Etats-Unis, et Harris en Grande-Bretagne.

Il a en outre dirigé la traduction en français de « Zabiba et le Roi » - paru en 2002 (Ed. du Rocher) - un conte philosophique écrit anonymement par le Président Saddam Hussein.

A partir de cette traduction, l’ouvrage a été publié en France, en Grèce, en Russie, au Portugal, en Allemagne et au Japon.

Médias

Gilles Munier a publié des tribunes d’opinion dans Le Figaro, La Croix, le Quotidien de Paris, et dans la presse irakienne.

Il a dirigé la revue Paris- Bagdad Magazine et la lettre France-Irak Actualités.

Il publie depuis août 2003 AFI- Flash (http://www.iraqtual.com) , lettre d’information sur la situation en Irak, diffusée par courriel et en version papier.

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