Amal Lahoucine est enseignant, responsable syndical de l’Union Marocaine du Travail, membre de la section de Taroudant de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme, marxiste léniniste,et président de l’Association Taroudant sociale et culturelle.Voici son autoportrait.
Autoportrait
« La réalité existe et commence par la connaissance qui peut transformer l’idée en force matérielle. »
V.I. Lénine
Amal Lahoucine est né en 1955 à Talioune, dans la province de Taroudant (région du Souss Massa Drâa). Fils d’un militant du parti de l’Union nationale des forces populaires, il est marié à une femme paysanne originaire de Ouarzazate et père de trois enfants, deux filles et un garçon. Il est enseignant d’arabe en collège secondaire.
Après ses études primaires à Taliouine, il a suivi ses études secondaires à Ouarzazate, où il a vécu le mouvement des élèves pendant les années 70. Après son bac en Sciences expérimentale (juin 1978), il a poursuivi ses études de physique-chimie à la Faculté des Sciences de Marrakech. Il a été l’un des fondateurs du mouvement étudiant au sein de l’UNEM, conduisant avec d’autres militants la lutte contre la reforme de l’enseignement supérieur. Depuis novembre 1980 il est intégré dans l’enseignement secondaire.
Pendant les années 1980, il s’est intéressé aux études philosophiques, psychologiques, sociologiques, historiques et littéraires, il est touché par les idées de Jean-Jacque Rousseau, Freud, Jean Piaget, Alexis Carrel, Darwin, Marx, Hussein Mourwa (penseur marxiste libanais, auteur entre autres de Annazaat al mâdiya fil falsafa al arabiya oual islamiya, Tendances matérialistes dans la philosophie arabo-islamique, livre interdit pour lequel il fut assassiné à Beyrouth en 1987) et Abderrahman Ibn Khaldoun (fondateur de la sociologie).
Depuis 1990 il se consacre aux études marxistes, après avoir étudié le matérialisme diualectique de Marx et Engels et la théorie révolutionnaire léniniste, notamment la critique léniniste de la théorie empiriocriticiste.
En étudiant les mouvements révolutionnaires des peuples, il est touché par les expériences de Mohand ben Abdelkrim Al Khattabi, Che Guevara, Mao Tsé Toung et Ho Chi Minh.
Depuis 1996 il participe à des conférences politiques et organise des exposés sur les droits humains, le travail syndical, le marxisme et les mouvements sociaux. À partir de 2004 il fait partie des auteurs du journal électronique multilingue al hiwar al moutamaddin/modern discussion, qui a publié des écrits de lui consacrés aux droits humains, au travail syndical, au marxisme, aux mouvements sociaux et au tamazight, tout comme de nombreux autres sites web et journaux. Il vient de publier un livre intitulé Al haraka al ijtimaâya wa al maârifya bayna annadarya wa al momorassa (Mouvement social et connaissance entre théorie et pratique) [pour commander l’ouvrage, écrire à l’auteur] et il prépare un autre ouvrage sur L’amazighité et la lutte des classes (Al mazighia wa assiraâ attabaki).
Il est aussi l’auteur de nombreuses études sur la région du Souss, les projets de développement des associations luttant pour le droit à la terre, l’eau, l’arganier et au tamazight. Il encadre un ensemble d’associations sociales et culturelles et une coopérative des femmes paysannes productrices d’huile d’argan, la coopérative « Fraternité ».
Vu ses tendances marxistes, il ne tarde pas à appliquer la dialectique marxiste en reliant la théorie à la pratique, sans oublier la nécessité de l’organisation posée par le léninisme. En 1990, à l’occasion de la grève générale organisée par la CDT, il avait oeuvré à la constitution de la section du syndicat de l’enseignement (CDT) de Taznakht, dans la région de Ouarzazate. Il entrait alors en contact avec la classe ouvrière des mines de cuivre de la SOMAFER à Bleida (fermées en 1997), dans la région d’Agdez, soutenant la grève des ouvriers en mai 1991, qui avait bloqué les méthodes bureaucratiques syndicales de la direction de Ouarzazate. En 1992 il était suspendu de son emploi pendant deux mois et demi à cause de ses activités politiques pendant les élections communales à Taliouine. À ce moment-là, la bureaucratie de la CDT ne cessait de le harceler pour ses positions gauchistes. C’était le début de son militantisme en faveur des droits humains au sein de l’Association marocaine des droits humains (créée en 1979). Il est l’un des fondateurs de la section de l’AMDH à Taroudant en 1995, année où il constitue l’association Afra sociale et culturelle à Taliouine. Toujours soucieux de lier théorie et pratique, il était entré en relation avec les paysans pauvres d’Ouzioua autour des barrages Moukhtar Soussi dès 1996. Ce travail donnera naissance à l’association Ifgheln et au syndicat des paysans pauvres victimes de ces deux barrages.
En 1999 il participe à la constitution du syndicat UMT à Taroudant, dont il est membre jusqu’à ce jour ; il encadre depuis 2000 les mouvements des futurs instituteurs, des diplômés chômeurs, des ouvriers agricoles et paysans pauvres. Ses activités pendant ces années se sont heurtées à des agressions répétées des autorités :
- suspension de son poste pour trois mois le 20 mars 2003 à cause de sa solidarité contre la guerre de l’Iraq,
- inculpation et condamnation par le tribunal de première instance de Taroudant à une amende de 1200 dhs à cause de sa solidarité avec les sinistrés du tremblement de terre d’Al Hoceima en 2005,
- condamnation à deux mois de prison avec sursis et amende de 2500 dhs par la cour d’appel d’Agadir à cause de son soutien au mouvement des paysans pauvres d’Ouzioua en 2006.
- Inculpation pour participation à un sit-in de paysans pauvres d’Ouzioua le 14 novembre 2006 (première audience le 31 octobre 2008)
- Interrogatoires policiers chaque fois qu'il participe à une manifestation de protestation.
Pour pouvoir bien approfondir la théorie de l’organisation, il avait contacté des marxistes-léninistes du groupe Ila Al Amam (En avant) depuis la crise au sein du syndicat CDT à Taroudant en 1992. Cette relation va le conduire à intégrer les rangs du parti marxiste Voie démocratique (Annahj Addimocrati) – successeur de Ila Al Amam - en juin 1995. De décembre 1999 à décembre 2006, il sera membre de sa commission nationale.
En janvier 2007 il démissionne de ce parti, restant marxiste léniniste mais indépendant. Son soutien aux mouvements sociaux se manifeste par un travail au sein d’un ensemble d’associations :
- président de l’association Taroudant sociale et culturelle.
- président de l’association Ifgheln.
- membre du bureau syndical des paysans pauvres d’Aoulouz.
- membre du bureau de l’association Afra sociale et culturelle.
- membre de l’AMDH.
- modérateur de sites électroniques suivants :
http://lahoucine.unblog.fr/
http://associattarwdant.hautetfort.com/
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