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12/11/2018
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En attendant le Grand Schlepping

Le syndrome de stress pré-traumatique – Un aperçu de la psychose collective israélienne


AUTEUR:  Gilad Atzmon, 17 septembre 2006

Traduit par  Marcel Charbonnier et révisé par Fausto Giudice


« C’est difficile à admettre, mais seulement soixante ans après l’Holocauste, le peuple juif est, une nouvelle fois, en danger d’être détruit – tout du moins dans son propre pays, où 40 % des juifs du monde sont concentrés. Des preuves de la gravité du danger peuvent être trouvées non seulement dans les menaces explicites du président de l’Iran, étayées par un programme d’armements qui pourrait lui fournir les moyens de mettre ces menaces en exécution ; on peut aussi les trouver dans des articles publiés récemment dans la presse européenne, qui débattent de la possibilité qu’Israël « disparaisse », présentée comme une « hypothèse de travail raisonnable ». Des preuves supplémentaires concernant le niveau de cette menace existent dans le fait que non seulement Israël soit non seulement le seul pays menacé de destruction au monde, mais aussi le seul dont le droit à l’existence fasse l’objet de sondages d’opinion internationaux, auxquels nombreux sont les répondants à répondre par la négative. C’est là un honneur que même l’Iran, la Corée du Nord et l’Afrique du Sud soumise au régime de l’apartheid ne se s’étaient vu décerner. »
[Yair Sheleg, in
Haaretz ]

Même si beaucoup de gens pourraient trouver réconfortant, ou amusant, que même un Israélien de droite n’aperçoive pas le moindre rai de lumière à l’extrémité du tunnel sioniste, il est assez déconcertant de lire que les Israéliens sont d’ores et déjà en train d’envisager très sérieusement leur prochaine Shoah. Je démontrerai ici que c’est précisément cette forme de méditation mortelle qui fait d’Israël, des Israéliens, des sionistes et des néoconservateurs du monde entier les plus dangereux qui soient, pour la paix mondiale.

Certes, les gens qui souhaitent voir disparaître Israël, le JOS, le « Jew Only State » [État des seuls juifs], sont de plus en plus nombreux. Pourtant, personne ne se répand en projets meurtriers ou « finaux » visant la juiverie mondiale, ni même son cher État juif. Dans les sphères médiatique ou politique, personne n’en appelle à un homicide visant les juifs, voire même simplement l’État juif. Partant, la tendance judéocentrique bien établie consistant à interpréter quasiment toute critique politique et idéologique légitime comme la perpétration d’un judéocide à venir doit être interprétée comme une forme aiguë de paranoïa proche de la psychose collective, que je définis comme le syndrome du stress pré-traumatique [SSPT] [Pre-Traumatic Stress Disorder ; Pre-TSD] [© Gilad Atzmon]
En présence du SSPT, le stress résulte d’un événement fantasmatique, d’un épisode imaginaire situé dans le futur – bref, d'un événement qui ne s’est jamais produit. A la différence du SSpT [syndrome du stress post-traumatique], dans lequel le stress est la réaction directe à un événement ayant pu [ou non, parfois…] se produire dans le passé, dans l’état de SSPT, le stress est de toute évidence la manifestation d’un événement potentiel imaginaire. Dans le cas du SSPT, c'est une illusion qui préempte la réalité et le contexte dans lequel le fantasme de terreur est focalisé devient lui-même une réalité dangereuse. Poussé à l’extrême, y compris un projet de guerre totale contre le reste du monde est une réaction qu’on ne saurait totalement écarter.
A ce stade, il est loisible de se demander si le SSPT ne serait pas, tout simplement, un énième avatar de la paranoïa. J’avancerai pour ma part que la différence entre les deux est évidente. En effet, dans la paranoïa, le patient nous incite à ressentir de la sympathie pour lui. En présence d’un cas de SSPT, en revanche, c’est nous qui sommes incités à prendre pitié de nous-mêmes. Contrairement à la paranoïa, où le patient est la victime de ses propres symptômes, dans le SSPT, le patient met, de fait, en scène ses propres symptômes, l’entourage se voyant assigner le rôle du public. Concernant la paranoïa, nous pouvons établir clairement que le patient est trompé et enfermé dans un univers fantasmatique. Dans le cas du SSPT, en revanche, les gens « supposés indemnes » ne sont « plus tellement sûrs que cela » de l’être et ils en viennent, eux aussi, à perdre la maîtrise du réel. Bien souvent, nous finissons par accorder foi au patient souffrant de SSPT, quand il affirme être réellement la victime d’un « crime fantasmatique futur » : d’une certaine manière, nous sommes amenés à participer au fantasme. Toutefois, nous ne demeurons un auditoire compatissant que pour autant que nous gardins le silence. En effet, dès que nous élevons la voix, dès que nous faisons observer que le crime futur ne s’est pas encore produit - et même qu’il pourrait fort bien, en réalité, ne jamais se produire -,  nous voilà immédiatement nous-mêmes impliqués dans le crime !

Projection et syndrome de stress pré-traumatique [SSPT]
« Nous avons balancé plus d’un millions de bombes à sous-munitions au Liban… Ce que nous avons fait, c’est dingue, c’est monstrueux ; nous avons recouvert des villes entières de sous-munitions » [le chef d’une unité d’artillerie de l’armée israélienne au Liban. Source :
Haaretz, 17 septembre 2006. Lire en français]
Regardons les choses en face, une bonne fois pour toutes : dès lors que personne ne formule d’appel à (au choix) jeter les Israéliens à la mer (ou à les vitrifier), on peut penser que l’inclination des Israéliens à accuser les musulmans et les Arabes de réchauffer en leur sein de telles tendances meurtrières doit être analysée en termes de projection. Les gens qui ont saupoudré généreusement le Liban « plus d’un million de bombes à sous-munitions » sont en train de projeter leur zèle meurtrier sur leurs victimes – voire, même pire : sur leurs futures victimes !
Ainsi, Sheleg, par exemple, projette ses propres tendances perverses sur le monde musulman, et en particulier l’Iran. Sheleg, en tant que sioniste zélé prônant des mesures violentes contre à peu près tous ceux qui n’ont pas l’heur d’être juifs est condamné à projeter sur les Arabes et sur les musulmans son propre zèle assassin. A l’évidence, Sheleg n’est pas seul dans son cas ; le Comité juif américain [American Jewish Committee – AJC] fait exactement la même chose. Au cours d’une récente campagne de relations publiques, ce comité a mis en garde l’Europe contre les missiles à longue portée de l’Iran. A l’évidence, dans leur univers judéocentrique, une guerre contre l’Islam est un intérêt « judéo-chrétien ». Toutefois, les Européens ont tendance à se marrer lorsqu’ils sont confrontés à l’idéologie outrageusement agressive de l’AJC : de toute évidence, ils n’ont pas peur, quant à eux, de l’Iran. Mais alors, pas peurdu tout ! Contrairement aux membres du Comité juif américain, qui, comme par hasard, prônent la violence, les Européens rêvent de paix ; apparemment, les Européens en ont leur claque des guerres (clairement, l’AJC, lui, n’en a pas encore eu assez, c’est sans doute pourquoi il en redemande…). Les Européens se rendent compte également  que, pour peu qu’ils n’agressent pas l’Iran, les capacités balistiques de ce pays n’ont strictement aucun impact négatif  sur leur sécurité. Autrement dit : si les Européens ne voient pas en l’Iran une entité meurtrière, c’est précisément parce que, contrairement à l’AJC, ils sont dépourvus d'un zèle agressif dont les membres de l’AJC sont plus que saturés. C’est exactement là qu’un abysse croissant est en train de se creuser entre l’univers assoiffé de sang suprêmement fantasmatique des sionistes et le reste de l’humanité.

Qui a encore besoin d’un arsenal nucléaire : des roquettes Katyusha ne suffisent-elles pas amplement ?
L’ambiance générale en Israël, que traduit si éloquemment Sheleg et qui trouve son reflet dans le scénario catastrophe de l’AJC, révèle une forme collective, particulièrement sévère, de SSPT : les Israéliens et les lobbies qui les soutiennent sont en train d’envisager publiquement leur Shoah nucléaire annoncée. Cette manifestation pathologique est plutôt bizarre, au vu du fait que l’audacieux Hezbollah a réussi à battre la puissante armée israélienne en recourant uniquement à de l’armement léger. Le Hezbollah a réussi également à vaincre la société israélienne avec rien de plus que de misèrables roquettes Katyusha à courte portée. De fait, un ennemi potentiel d’Israël n’a absolument pas besoin de le « vitrifier » avec ses bombes atomiques. Tout ce qu’il doit faire, c’est envoyer aux juifs le message suivant : « Israël, c’est tout ce que vous voudrez, sauf un abri ». Ce faisant, ils contraindront les Israéliens àprendre conscience du fait qu’une fois de plus, ils ont échoué au test de l’amour du voisin. C’est autour de cette question que tourne la résistance arabe : il s’agit d’un message métaphysique, et absolument pas d’un appel à je ne sais trop quel judéocide.
Toutefois, il semble bien que les Israéliens soient incapables de déchiffrer le message inscrit en lettres de feu sur le mur. Plutôt que se regarder dans la glace et repérer leurs défauts évidents, qui ont d’ores et déjà dégénéré en faillite morale, les Israéliens préfèrent se soumettre totalement au fantasme matérialiste du judéocide nucléaire. Au lieu de penser en termes éthiques, les Israéliens succombent au discours matérialiste le plus superficiel qui soit – un discours uniquement centré sur la « destruction du moi ». Les Israéliens ont succombé à une Shoah fantasmatique imaginaire, dans laquelle ils se font nucléariser quotidiennement. Ce qui est très préoccupant, c’est qu’ils en sont pas les seuls dans ce cas, puisqu’en matière de terreur hallucinatoire, Blair et Bush sont atteints d’exactement la même maladie mentale.
Avec un psittacisme lassant, Sheleg, l’AJC et Bush attribuent des tendances meurtrières au président iranien, mais est-ce bien réellement le cas ? En détiennent-ils un commencement de preuve ? Le président iranien a-t-il jamais parlé de la destruction du peuple juif, des Israéliens, ou de qui que ce soit d’autre ?
Prenons les faits : le président Ahmadinejad a certes dit qu’Israël devrait être « effacé de la carte ». Toutefois, le président iranien n’a jamais dit que les juifs, en tant que personnes, devraient être assassinés. Manifestement, c'est d’Israël, du JOS, du « Jew Only State » raciste qu'il parlait. C’est là une critique légitime, tout aussi légitime que l’était la dénonciation de l’apartheid sud-africain. Mais Ahmadinejad ne s’en tient pas là : il élabore, sur cette question. Intelligemment, et plutôt raisonnablement, il défie l’Occident :
« Si vous (les Occidentaux) avez brûlé les juifs, pourquoi ne leur donnez-vous pas une partie de l’Europe, des USA, du Canada ou de l’Alaska pour qu’ils y fondent Israël ?… La question que nous posons est celle-ci : si vous avez commis cet énorme crime, pourquoi est-ce la nation palestinienne, alors qu’elle est totalement innocente, qui devrait en payer le prix ? »
C’est bien là, en effet, la question la plus seyante qui se puisse concevoir et, partant, il n’existe pas le moindre indice que cet homme ait le moindre projet d’annihiler les juifs ou leur État. Au pire, Ahmadinejad fait de son mieux pour trouver aux juifs une nouvelle villégiature. Clairement, le rêve sioniste d’un foyer juif en Terre sainte a tourné au désastre grave. Et Ahmadinejad ne fait rien d’autre qu’observer hic et nunc que les errants risquent d’avoir à schléper* [dégager] une nouvelle fois. Puis-je suggérer qu’un coup d’œil à la liste d’attente interminable des citoyens israéliens demandant la citoyenneté polonaise ou d’autres citoyennetés européennes révèle qu’un nombre croissant d’entre eux ont d’ores et déjà intégré l’idée que le schlepping* est probablement la prochaine étape de leur existence de juif ? 

Le véritable Axe du Mal
A la lecture de l’édito de Sheleg dans Haaretz, on est fondé à s’interroger : « qui, exactement, envisage la liquidation de l’État juif ? » Il est évident que l’Iran prépare son entrée dans le club nucléaire. Toutefois, même si l’Iran avait l’intention de développer un arsenal d’armes nucléaires meurtrières, ce ne serait certainement pas le premier pays de la région à le faire. Il se contenterait de marcher dans les brisées de l’État juif, qui, lui, est un pays qui a démontré au-delà de tout doute possible que son sport favori est l’assassinat de civils innocents. Partant, la phobie israélienne (et sionocentrique) d’une agression nucléaire iranienne doit être prise pour ce qu’elle est, à savoir une pure et simple projection. Israël étant engagé quotidiennement dans l’assassinat de civils innocents, les Israéliens et les sionistes sont condamnés à voir une inclination meurtrière dans le comportement d’autrui, quelle qu’en soit la nature .

C’est certes regrettable, mais loin d’être unique : le cas de la paranoïa américaine, durant la guerre froide, ne diffère pas beaucoup du cas israélien. L’Amérique ayant été le premier – et jusqu’ici, fort heureusement, le seul – pays à avoir eu recours à la bombe atomique contre un autre peuple, ce sont les Américains  qui, curieusement, furent en proie à un SSPT, à l’époque de la guerre froide. C’est qu’ils projetaient, tout simplement, leurs propres tendances meurtrières collectives sur les Soviétiques.  Il va sans dire que, contrairement aux Américains, les « Communistes » n’ont jamais balancé la moindre bombe atomique sur qui que ce soit, et il ne semble pas non plus qu’ils aient eu la moindre intention d’agir ainsi. D’une certaine manière, il semble évident que plus on est cruel, plus on est sujet à la terreur fantasmatique. S’ajoute à cela le fait que plus cruelles sont les pratiques d’une nation, plus cette nation est susceptible d’être assujettie à des politiques de la peur. Cette formule toute simple peut éclairer quelque peu le lien, émergeant dans les consciences, entre l’Amérique et Israël. En appliquant des tactiques expansionnistes retorses, ces deux pays sont en train de plonger dans une pensée obscurantiste mortelle, bien proche de la paranoïa. Et c’est cette paranoïa collective qui maintient l’hégémonie du seul axe du mal qui ait jamais existé : l’axe du sionisme et du néoconservatisme planétaires.

Soulagement par le rire
Voici un télégramme juif :
« Peux commencer te ronger sangs. Stop. Détails suivent. Stop. »
Cette blague, en réalité, est plus ancienne qu’Israël ; elle a probablement l’âge du télégraphe lui-même. De fait, elle fait référence à une réalité dévastatrice, où la dialectique de la peur domine l’existence ainsi que la mentalité juives. Apparemment, la peur a été exploitée politiquement par les dirigeants communautaires juifs dès les premiers jours de l’émancipation de leurs ouailles. Il est possible qu’au cours du processus de laïcisation et d’émancipation des juifs initié par le siècle des Lumières et la révolution française, la peur d’une réalité fantasmatique imaginaire ait remplacé celle du Dieu tout-puissant, ce Dieu qui tue sans merci et sans pitié, oui (car vous l’avez reconnu) : le Dieu de Sodome et Gomorrhe. Si tel est bien le cas, la « peur » doit être comprise comme le Dieu juif moderne et le SPPT se définit plus justement comme la pratique juive contemporaine par excellence. La judaïsation de Blair et de Bush peut être interprétée comme l’émergence de la « Politique de la Peur ». Apparemment, cette pratique politique est très efficace en Amérique. En revanche, en Grande-Bretagne, c’est un flop retentissant...
Toutefois, il convient de noter que le SPPT n’est absolument pas une invention israélienne. Les façonneurs juifs d’opinion ainsi que les pionniers ethniques juifs étaient spécialisés dans l’entretien de l’anxiété juive bien avant qu’Israël n’eût vu le jour. Les premiers sionistes étaient particulièrement habiles à terroriser leurs frères juifs. Herzl avait été terriblement inspiré par l’affaire Dreyfus [comme le fait observer Lenni Brenner, Herzl n’a pas compris la signification de ce procès ni ses implications : en réalité, avec la réhabilitation de Dreyfus, les juifs avaient remporté leur première bataille contre l’antisémitisme et la xénophobie). D’autres pionniers du sionisme furent stimulés par certaines émeutes et pogroms anti-juifs en Europe de l’Est. De manière générale, le sionisme peut être compris comme une pulsion à formuler un agenda politique général fondé sur une terreur auto-infligée. C’est probablement la raison pour laquelle le sionisme doit entretenir la terreur, afin de pérenniser son pouvoir. Il est évident que Bush et les néocons recourent exactement à la même tactique.

Intervention divine
Me permettrez-vous de suggérer, à ce sujet, qu’il est plus que probable que de nombreux dirigeants, de par le monde, soient alarmés par le programme nucléaire iranien, non pas parce qu’ils redouteraient une agression iranienne, mais bien plutôt parce que, désormais, ces dirigeants sont tous parfaitement au courant de la psychose collective israélienne ? Même en ignorant ce qu’est le SSPT, les dirigeants occidentaux pigent parfaitement qu’Israël n’hésiterait certainement pas à lancer une guerre nucléaire, exactement de la même manière qu’il n’a pas hésité à recouvrir les villes libanaises de plus d’un million de bombes à sous-munitions. Un pays capable de détruire son voisin et de transformer un tiers de ses civils en réfugiés à seule fin de récupérer deux prisonniers de guerre est, fondamentalement, capable de tout.
Je ne suis pas psychiatre, je ne suis même pas psychologue pratiquant, je ne sais pas s’il existe un divan d’analyste assez grand pour inviter tout le peuple israélien à s’y étendre, en compagnie de leurs nombreux frères sionistes du monde. Je ne suis pas convaincu qu’il existe dans les parages un professionnel susceptible de soigner et d’aider les Israéliens à surmonter leur phase actuelle de SSPT. Tout ce que je puis moi-même faire, c’est simplement suggérer un diagnostic de malaise très sévère. Alors que nous sommes nombreux à être convaincus que le comportement d’Israël serait le résultat d’une faillite morale, j’y insiste : lc'est ’identité israélienne elle-même qui s’avère un cas de psychose pathologique. La banqueroute morale, n’est par conséquent que le symptôme d’un désordre mental profondément préoccupant.
En raison de l’état psychotique qui est le leur, les Israéliens jouissent en réalité de leurs symptômes. La seule chose dont ils aient besoin, de notre part, c’est simplement d’un bref moment d’attention. Fondamentalement, ils ont besoin de notre approbation. Quand ils rayent de la carte la banlieue Sud de Beyrouth, leur porte-parole insiste à nous convaincre qu’ils étaient en réalité en train de livrer une guerre sainte occidentale. Ils voudraient vraiment nous faire croire qu’ils ont fait tout ça à notre intention et en notre nom. Nous devons bien admettre qu’excepté deux cas démocratiquement élus de SSPT (Bush & Blair) à avoir approuvé les atrocités israéliennes, le reste de l’humanité ressentait, en assistant au carnage en cours à Beyrouth, une détestation croissante à l’encontre de l’État juif et, plus généralement, de l’aventure sioniste.
Pour ceux qui ne le verraient toujours pas, nous avons affaire ici à un cas de démence sévère d’un pays à la veille d’atteindre le sommet de sa phase psychotique collective. Pour ceux qui auraient tendance à l’oublier, cette entité nationale mentalement atteinte détient un énorme arsenal nucléaire, et elle est grosse d’intention mortelles.
Nous sommes horrifiés, et il y a de quoi : ne sommes-nous pas en train de les voir brutaliser la totalité du Moyen-Orient ?
Cernés par leur hédonisme et leur pharisaïsme impitoyables, nous ne pouvons faire guère plus que prier, afin de demander une intervention divine.


* Schlepp, schlepping : mot d'argot new -yorkais dérivé du yiddish shlepn (tirer) ayant plusieurs sens, dont celui de… shopping. Ici, il a le sens de "transfert", "grand voyage" avec une notion de pénibilité. Un schlepp est aussi un idiot...(NdT)



Original

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier et révisé par Fausto Giudice, membres de
Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner sources et auteurs.

 


TERRE DE CANAAN: 19/09/2006

 
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