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12/11/2019
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Les répercussions du conflit en Palestine sur les exportations de gaz de Gaza vers Israël


AUTEUR:  Walid KHADDURI

Traduit par  Fausto Giudice


Beyrouth – La production et l’exportation de gaz naturel à partir du gisement en mer au large de la côte de Gaza apportent une dimension supplémentaire au conflit en cours entre le Fatah et le Hamas pour le contrôle politique de la Bande de Gaza.
Le gisement marin de Gaza a été découvert à la fin des années 1990 par la société britannique BG Group, mais son exploitation a été retardée en raison des complications politiques liées à la cause palestinienne et au débat en Israël sur la sécurité d’installations gazières pour exploiter une ressource arabe.
Après la découverte du gisement gazier (estimé à  300 milliards de m3), Israël a proclamé qu’il se trouvait dans ses eaux territoriales. Il a donc exigé d’en partager l’exploitation et les gains avec la partie palestinienne.   Mais les relevés géographiques prouvant que le gisement se trouvait entièrement dans les eaux palestiniennes, l’exigence israélienne fut rejetée. Après coup, BG commença à étudier les possibilités d’exporter le gaz palestinien vers le marché israélien voisin (étant donné qu’Israël manqué de réserves de gaz et essaye de changer l’alimentation de ses centrales d’énergie en passant du charbon au gaz, alors que selon le MEES, sa production de gaz naturel provenant d’un gisement marin situé dans ses eaux territoriales n’a pas dépassé en 2006 70 millions de m3) en plus de la fourniture de combustible à la centrale d’énergie de Gaza.
Les négociations préliminaires entre le société britannique et le ministère israélien des infrastructures ont échoué pour des raisons politiques (la deuxième Intifada et les garanties nécessaires pour assurer une sécurité permanente des gazoducs) et de désaccord sur les coûts. BG a refusé une première offre israélienne de 3,10 $ par MBTU (1000 British Thermal Units) [0,53 $ par baril), la qualifiant de prix non-commercial très bas au regard de l’augmentation des prix du pétrole et du gaz à l’échelle mondiale. Elle a donc décidé de se tourner vers le marché égyptien, où elle exporte du gaz liquéfié d’Idku, en lui fournissant de nouvelles quantités de gaz.
Suite à des négociations ardues, le cabinet israélien dirigé par  Ehud Olmert a décidé le 29 avril 2007, par une majorité de 21 voix contre 3, d’importer du gaz marin de Gaza à un prix supérieur à celui qui avait été initialement proposé, en l’espèce 4.50$ par MBTU [=0,77 $ par baril], selon MEES.
Malgré l’accord officiel, la cérémonie de signature n’a pas encore été organisée entre BG et le ministère israélien de l’Énergie, qui prévoit d’importer 1,6 milliard de m3  de gaz palestinien par an pendant 15 ans, tandis que le gaz est supposé parvenir dans les réservoirs de la société israélienne à Ashdod par un gazoduc marin au plus tard en 2011. Selon le London Times, le montant de l’accord avec Israël est estimé à environ 4 milliards de $. S’il est signé et appliqué, il est censé rapporter à l’Autorité national palestinienne environ  100 million de dollars par an de royalties. Les exportations de Gaza vers Israël se montent à environ  360 millions de dollars par an, tandis que les exportations d’Israël vers Gaza s’élèvent 750 millions de dollars par an, selon Yedioth Ahronoth, cité par le bulletin de l’Institut d’études palestiniennes.
Beaucoup de questions se posent à propos la signature du contrat commercial, particulièrement après le coup d’État militaire (sic) du Hamas dans la bande de Gaza. Le gouvernement israélien acceptera-t-til de éngocier avec lui au lieu de le faire avec l’Autorité national palestinienne ou continuera-t-il à traiter avec l’autorité nationale à Ramallah ? Comment le Hamas réagira-t-il à cette politique à Gaza ? Acceptera-t-il les accords signés à ce jour entre les parties israélienne, palestinienne et britannique ? Il est à noter que durant le gouvernement d ‘unité nationale présidé par Ismaïl Haniyeh, suite à l’accord de La Mecque, ni le Premier ministre ni le mouvement Hamas n’ont exprimé publiquement d ‘objections au projet ou aux négociations en cours visant à mettre une touche finale à l’accord commercial. 



Pendant ce temps, la population de Gaza souffre d'une grave pénurie de gaz...


Source : Al Hayat     

Article original publié le 2 juillet 2007

Sur l’auteur

Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

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TERRE DE CANAAN: 31/07/2007

 
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