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21/07/2018
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Quand Walker Evans vint à La Havane en 1933 pour ses photos de « The Crime of Cuba »


AUTEUR:  Michel PORCHERON


Le photographe américain Walker Evans est le seul artiste non cubain exposé parmi les 400 œuvres de « Cuba ! Art et histoire, de 1868 à nos jours », une exposition sans précédent sur l’art cubain, au Musée des Beaux Arts de Montréal (jusqu’au 8 juin). 

1933. A New York, comme partout ailleurs aux Etats-Unis, depuis le Black Thursday du 24 octobre 1929, l’onde de choc du Krach de Wall Street provoque toujours ses pires effets. Le début de l’année 33 est une des périodes les plus noires. La vie est dure. En quatre ans le nombre de chômeurs est passé de 1, 5 million à 14 millions. Le président démocrate Franklin Delano Roosevelt, succédant au républicain H.C.Hoover, lance son New Deal, cinq jours après son élection le 4 mars.
 

Walter Evans, 1929 (photo Paul Grotz)

 

Dure aussi la vie pour le jeune photographe newyorkais de 29 ans Walker Evans, qui dès 1928 travaille en indépendant à Boston puis à New York. Ce n’est pas la traduction qu’il publia en 1929 d’un chapitre de Moravagine de l’écrivain français Blaise Cendrars ni son essai « The reappearence of Photography » (1930) qui peut renflouer ses économies. Après la Crise de 1929, il fut photographe de la Farm Security Administration (FSA) et travailla essentiellement dans le sud des États-Unis, photographiant la triste vie des fermiers et des métayers. Il s’était déjà spécialisé sur la vie quotidienne des Américains déshérités.

Quelque peu déshérité lui aussi, allait-il faire son autoportrait ? À vingt ans, en 1923, il fut employé de librairie de New York, avant de se rendre en 1926 à Paris où il poursuit des études littéraires à la Sorbonne. C'est à Paris que Walker Evans prend ses premiers clichés avec un appareil Kodak Vest Pocket. Mais c’est à son retour à New York déjà influencé par le photographe français Eugène Atget (1857-1927), qu’il fit une découverte déterminante : une photographie de Paul Strand (1890-1976) parue dans la revue Camera Work, « Blind Woman », de 1916, qui représente en gros plan une mendiante aveugle portant une pancarte à son cou.

Evans commençait à désespérer quand la chance vint de Philadelphie. Un éditeur J.B.Lippincott avait un job pour lui. Certes une petite commande, mais de quoi gagner un peu d’argent, une poignée de dollars. Mais par les temps qui couraient, avec des fins de mois plus que difficiles, tout était bon à prendre. Evans accepta avant même de savoir ce que Lippincott voulait lui proposer.

Au même moment, à quelque 3000 km au sud, presque à la verticale de New York, Cuba vit dans une agitation politique croissante destinée à s’opposer et renverser le président Gerardo Machado y Morales au pouvoir depuis le 20 mai 1925. Depuis près de huit ans, il a instauré « un régime tyrannique, une dictature soutenue ouvertement par le Département d’Etat » (Jeff L. Rosenheim, JLR). Le 7 mai, Benjamin Sumner Welles, envoyé spécial du président Roosevelt arrive à La Havane.   

A Philadelphie, J.B. Lippincott vient de boucler le projet d’un livre avec l’auteur Carleton Beals, un journaliste connu pour être un progressiste,  mais les deux hommes considèrent que des photos sont indispensables. Ils pensent à Walker Evans qui se morfond dans son bureau-laboratoire. Le texte est déjà écrit et terminé, le titre est déjà choisi : « The Crime of Cuba ». Beals qui y décrit avec « un luxe de détails les conditions de vie abominable des Cubains » (JLR) avait tiré ce titre d’une longue conversation (1) qu’il eut avec un ancien professeur de mathématiques de La Havane, Miguel de Araunaz, devenu boulanger à temps partiel après une chasse aux sorcières organisée par la police machadiste contre les professeurs d’université. Lors d’un assez long séjour de Beals à Cuba l’année précédente, Araunaz lui servit de « guide érudit dans le labyrinthe complexe de la réalité sanglante de Cuba » (JLR). Beals avait pu interviewer les principaux opposants radicaux à la dictature.

En mai 1933, Evans prend un avion pour La Havane. Il a deux appareils photo, comme à son habitude. Un lourd et un léger. Le premier, pour des photos soignées, a une chambre photographique en bois, avec son trépied, le second avec des pellicules à rouleau, est destiné aux instantanés, aux photos prises sur le vif. Il passe sans problème tous les contrôles de l’aéroport. Il a pourtant avec lui un grand nombre de rouleaux et de grands formats« 8 × 10 inches » (20 × 25 cm).Beals avait fourni à Evans, sur un bout de papier, une liste de contacts sûrs, que le photographe avait plié soigneusement dans ses affaires, jamais au même endroit. Evans allait se rendre compte que les recommandations de Beals étaient hélas une dramatique réalité : La Havane vivait dans une insécurité permanente, les rues étaient dangereuses, la police de Gerardo Machado était omniprésente, elle avait posté un peu partout hommes de main et informateurs, l’îlotage de la capitale était bien au point, les prisons débordent.

Détenus dans une prison du dictateur Machado

 

Walker Evans ne sait pas combien de temps il pourra séjourner à La Havane. Il ne sait pas non plus bien sûr que le dictateur Machado vit ses derniers mois à la tête du pays. Ses conditions de vie et de travail font que son reportage sera le plus souvent clandestin. « Je suis arrivé à La Havane au milieu du mois (mai) avec, devant moi, une part d’inconnu stimulante », écrira-t-il.  

Evans qui a besoin de protection parvient rapidement à localiser quelques uns des « hommes de confiance », selon le terme de Carleton Beals. A commencer par les frères José Antonio et Jorge Fernández de Castro Abeille. Le premier est historien, critique littéraire et journaliste (2), le second journaliste. José Antonio (1893-1951) a à son actif plusieurs séjours en prison. Son frère est également un activiste et militant infatigable.

Grâce à ses nouveaux amis, les Fernandez et autres complices, sans qui il n’aurait jamais pu photographier, Walker Evans put mener à bien sa tâche, respecter la commande de Lippincott. Mission accomplie.  Elle dura près d’un mois. Evans embarqua pour New York à bord du S.S. Virginia, sans avoir été inquiété par les fonctionnaires de la douane. Il avait pourtant avec lui un matériel photographique explosif, contenu dans plusieurs centaines de rouleaux et grands formats, au total plus de 400 négatifs. Et son journal de bord où il avait consigné ses impressions de « voyage » (3). Qui à lui seul lui aurait valu de faire un nouveau séjour à La Havane, mais sur la paille très humide d’un cachot 4 étoiles, une des spécialités du « président » Machado.

Mais apparemment Evans ne connut pas que des moments difficiles à La Havane. «...J’ai eu la chance d’avoir des lettres de recommandation qui m’ont conduit à Hemingway. Je l’ai connu. J’ai passé vraiment du bon temps avec lui. Une cuite tous les soirs ».          

A peine arrivé chez lui, Evans se mit à écrire quelques mots à Jorge Fernández : bien arrivé, tous les négatifs aussi, de même que ta bouteille d’excellent rhum. Puis en moins de huit jours, Evans apporta ses meilleures photos à la maison d’édition Lippincott Company. Dans un ordre bien précis, avec des légendes de quelques mots à peine et trois étaient signées : « photographe anonyme », car elles faisaient partie des photos clandestines les plus violentes et qui n’étaient as de lui, mais choisie par lui ans dans les archives de journaux de La Havane (4).   

J.B. Lippincott sortit le 17 août 1933 « The Crime of Cuba » (442 pages, 15x22 cm) de Carlton Beals, avec 31 photos de Walker Evans, réunies en portfolio distinct, en fin de livre. Aucune photo n’est posée. Elles sont imprimées en aquatone. Des articles de presse sur Cuba et sur Walker Evans sont insérés aux pages de garde. Le livre fut publié avec une jaquette devenue très recherchée.       

Cinq jours auparavant Gerardo Machado, le 12 août, et ses acolytes avaient du fuir Cuba à bord d’un avion amphibie, direction Nassau, Bahamas. Sa fuite avait été organisée par Sumner Welles, qui s’employa immédiatement à faire élire Carlos Manuel de Céspedes comme nouveau président plus qu’éphémère (12 août 1933-4 septembre 1933). Avant de quitter Cuba en décembre, le diplomate américain avait choisi l’homme qui allait marquer cruellement le pays jusqu’au 31 décembre 1958, Fulgencio Batista y Zaldivar.    

« The Crime of Cuba » eut aux Etats Unis un succès immédiat et quatre tirages furent nécessaires pour répondre à la demande (actuellement, un exemplaire (relié) du 1er tirage, en très bon état 75 ans après, coûte, sans sa jaquette, à partir de 350 euros).

Le New York Times, dès le 20 août, titrait en une de la section littéraire : « Cuba, The Crucified Republic, Carleton Beals Indicts the Machado Regime and American Penetration ». Harold N. Denny commençait son long compte rendu en ces termes : « Rarement a-t-on vu dans un même livre autant de cupidité, de misère, d'effusion de sang et d'absurdité que dans le nouvel ouvrage de M. Beals. » Denny jugeait également remarquable la contribution d'Evans : « Une mention toute spéciale doit être faite des photographies de M. Evans. Elles for­ment une annexe de trente [sic] images de la vie à Cuba, dont deux ou trois évo­cations atroces de l'horreur».

Que découvrait le public américain ? « En reproduisant ces docu­ments visuels politiquement explo­sifs -témoignages authentiques des manifestations organisées et des bains de sang qui s'ensuivaient- Evans ressuscitait les victimes et, d'un simple geste, insufflait une nouvelle vie à ces existences sacrifiées et à leur cause révolutionnaire. Le tour de passe-passe artistique et l'attribution fictive de ces images se remarquent à peine » (JLR).

«Ses vues incisives de mendiants, prostituées et marchands ambulants inaugurent le genre qu’il allait développer à travers les Etats-Unis lors de la Grande Dépression. Déjouant la surveillance de la police secrète, Evans accède à des photos censurées de la misère et de la répression, dans les archives de journaux. Il en fit des contretypes, parfois en les recadrant. Il aurait confié 46 épreuves à dissimuler à l’écrivain Ernest Hemingway (5), venu pêcher au gros, écrire et picoler à Cuba » (quotidien français Libération, 21 février 2008, Vincent Noce, envoyé spécial à Montréal) .

Evans a photographié aussi les charbonniers du port, des artistes, des manifestations d’étudiants, des chômeurs, mais aussi des façades et des édifices coloniaux.  Pourtant Evans, qui à l’origine « s’intéressait moins à la dimension politique de l’ouvrage de Beals qu’à la possibilité de montrer la vie quotidienne des Havanais » (JLR) a qualifié ses photos, à son retour,  de « documents de la terreur ». (5) Toujours est-il qu’avec ses photos de The Crime of Cuba, au delà du simple constat, il affirme avec brio les bases de son attitude esthétique : le style documentaire. La carrière (6) de Walker Evans, qui allait devenir un des plus grands photographes du XX e siècle,  avait commencé à La Havane, en 1933. Tout ça à partir un jour d’une « petite commande »…  


 

Notes : Quelques sites d’intérêt cubains (en espagnol) sur les années 30 à Cuba : http://www.cubagob.cu/ section  “Otras informaciones” et Historia / Sur la chute de Gerardo Machado en 1933:

http://www.lajiribilla.co.cu/2007/n310_04/310_02.html

http://www.trabajadores.cu/materiales_especiales/suplementos/memoria-historica/neocolonia-1/un-presagio-que-resulto-rebelion-popular-1/?searchterm=riendas

http://www.bohemia.cu/2006/07/28/historia/machado.html

(1)- Extrait de The Crime of Cuba (2e chapitre, intitulé « Panorama»). C’est Araunaz qui parle: « Aux États-Unis les crimes sont commis par des gangsters. À Cuba, ils sont le fait de la tyrannie de Machado. Il dirige un petit gouvernement de brutes. Mais savez-vous quel est le véritable crime de Cuba ? Pendant près de quatre siècles, nous avons été maintenus sous la poigne de fer de l'Espagne. Pendant près d'un siècle, nous nous sommes battus pour secouer ce joug. Il n'y a pas une parcelle du sol de Cuba qui ne soit imprégnée du sang des patriotes et des martyrs. Puis, les États-Unis sont venus... pour nous libérer, avez-vous dit... Tout ce que vous avez fait, c'est de nous ravir la victoire des mains... Libérer Cuba ?... Ha !... Notre gouvernement, notre président, n'est qu'une marionnette au service de votre sale argent... Voilà le crime de Cuba, mon ami. Tout le sang versé, le sacrifice de notre peuple, de votre peuple, n'auront servi qu'à changer de maître... Nous sommes des exilés sur notre propre territoire ... Voilà le crime de Cuba »

(2)-José Antonio Fernández fut chef de rédaction du « Suplemento Literario del Diario de la Marina » (13 mars 1927-1930) crée le 8 octobre 1922 sous la direction de Rafael Suárez Solis. Entre 1931 et 1933, il fut rédacteur en chef de la revue Orbe, édité également par le Diario de la Marina, avant de devenir diplomate (entre 1933 et 1951)   

(3)-Dans son Journal, Evans écrit : « Prêt à tout, trop prêt en fin de compte. Autrement dit, j'ai pris des précautions. Et c'est fatal pour moi de prendre des précautions. La ceinture porte-billets, par exemple. J'y ai caché beaucoup d'argent [pour moi] et une collection de lettres compromettantes (du moins, je l'espère) à des opposants connus. Le tout premier soir de mon séjour à La Havane, je suis sorti et j'ai dû me déshabiller dans l'autobus pour payer; un autobus rempli d'espions, de contre-espions, d'agents en civil, d'agents secrets et de petits voleurs. J'ai donc pris de plus en plus de précautions; mais la moitié de mon argent avait disparu quand je suis descendu. J'allais voir Fernández de Castro, à l'autre bout de ce trajet d'autobus. Il n'était pas là. Aucun Américain ne prend l'autobus à La Havane. "Ils" auront soupçonné quelque chose et m'auront suivi. Naturellement, quiconque est vu auprès de Fernández de Castro est aussitôt fiché quelque part, et pris en filature... Les uniformes pullulaient dans la ville. Des Noirs issus du récent [illisible], et des hommes en brun clair portant en bandoulière de gros fusils. Tout cela avait pour but de maintenir au pouvoir leur gangster de patron - c'était le seul moyen »

(4)- Conservateur au département de photographie du Metropolitan Museum of Art de New York (MET), Jeff L. Rosenheim, dans son texte « Walker en mission » (qui nous sert de référence) du Catalogue de l’Exposition « Cuba ! Art et Histoire » affirme : « Les deux frères Fernández de Castro et leurs compagnons semblent avoir assuré à Evans (et à ses appareils photo) une sécurité relative dans les rues souvent dangereuses de la ville et, chose tout aussi importante, lui avoir donné un accès privilégié aux archives du journal, où il put trouver des preuves encore plus explicites de la cruauté de Machado. Utilisant son appareil grand format, il copia des photographies spectaculaires de scènes de meurtre (ill. 112), sans doute dans des dossiers secrets du Diario de la Marina. On peut voir sur ces photos des policiers empoignant des piétons, des slogans révolutionnaires et des morts violentes qu'Evans n'aurait jamais pu photographier s'il avait été lui-même, le jour ou la nuit, le témoin de telles scènes. Bien guidé par ses conseillers, il a pu ainsi en toute sécurité réunir une documentation probante sur la tyrannie de Machado ».

(5)- L'édition anglaise de The Havana General Guide, publiée en 1930, est dotée d'une préface des plus instructives, placée sous un médaillon du général Gerardo Machado, presidente de la República, et destinée aux lecteurs nord-améri­cains. Elle mérite d’être reproduite dans son intégralité. Edifiant : « L'île de Cuba, située entre le golfe du Mexique et les mers du sud de l'Amérique, jouit'une position géographique privilégiée. Avec les portes de La Havane plus proches que nulle autre de notre pays, l'île de Cuba, enrichie par les considérables capitaux américains attirés par ses merveilleuses ressources naturelles et par les conditions exceptionnelles résultant de la récente Grande Guerre en Europe, revêt, à nos yeux, un intérêt économique et social, prépondérant. Son statut politique, assuré par l'amendement Platt, lui confère cependant une indépendance politique totale, matérialisée par un gouvernement souverain, mais n'en fait pas moins, d'une certaine manière, comme le prolongement naturel des côtes américaines. Les Américains trouveront à Cuba nombre de leurs compatriotes qui y jouent un rôle important dans les domaines agricoles et commerciaux, ainsi que des sports et des loisirs qui ne les dépayseront en rien. Aussi des milliers de touristes de l'Union ont-ils déjà choisi les rivages cubains plutôt que les célèbres capitales et villes d'eau européennes. » (Gérard de Cortanze, p. 37 et 38)

(6)- Le deuxième livre qui allait imposer Evans fut celui que le photographe fit en 1936 avec l'écrivain James Agee en Alabama. Les deux hommes partageront durant quelques semaines l'existence misérable de trois familles de métayers. L'article commandé par le magazine Fortune est refusé mais il paraîtra en 1941 aux éditions Houghton Mifflin de Boston, sous la forme d'un livre Let us Now Praise Famous Men (Louons maintenant les grands hommes). Considéré comme un photographe majeur du XX e siècle, Walker Evans prend sa retraite de photographe professionnel en 1965, un an après avoir obtenu une chaire de professeur en arts graphiques à la Yale University de New Haven, poste qu'il conservera jusqu'en 1974. Il meurt à New Haven le 10 avril 1975.



Source : proposé par l'auteur

Article original publié le 5 Mai 2008

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AU SUD DE LA FRONTIÈRE: 06/05/2008

 
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