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16/12/2017
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Droites dures en tout genre, nationaliste, populiste, extrêmes droites, courants évangéliques, chrétiens sionistes, autant de mouvances qui ont le vent en poupe et que Mountazer devra apprendre à  contourner.   

L’affaire des minarets peut prendre la forme de poupées russes, d’une histoire à tiroirs : par exemple, ne faut-il pas redouter, chers amis suisses, des effets économiques dans les pays arabes ? « Va-t-on interdire aussi l’argent des pays arabes qui arrive dans les banques suisses ? », s’interroge le Suisse Luc Bondy, directeur du Festival de Vienne ? Et si la Fondation créée par Mountazer devait subir tous ces contrecoups ?  Le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, a exhorté les musulmans à retirer leur argent des banques de Suisse. 

Dès le lendemain de la votation, autre mesure de rétorsion : la Libye condamnait à seize mois de prison ferme deux hommes d’affaires suisses, Max Goldi et Rachid Hamdami, détenus depuis 500 jours pour « fraude fiscale », « non respect des procédures de visa » et « exercice d’activités économiques sans autorisation »…La Suisse s’est ensablée une fois encore,     

Surgira-t-il demain, après demain, de l’ombre, un néo-lanceur de chaussures qui prendrait pour cible, c’est un exemple, pas une invitation, M. Christoph Blocher, vice-président de l’UDC (Union démocratique du centre, représenté au gouvernement), ancien conseil fédéral (ministre) activiste affiché ? Dans les milieux informés, ne dit-on pas que M. Blocher- qui n’a pas été l’un des promoteurs de l’interdiction des minarets- veut « pousser l’avantage » ? Les prochains « combats » pourraient porter sur la burqa, les mariages forcés, etc…Autre cible possible : le député valaisan Oskar Freysinger, promoteur anti-minarets n° un, qui appartient à l’aile « culturaliste » axée sur la thématique des étrangers et du Sonderfall suisse (« l’exception helvétique »).

Pour le moment, il en faudrait plus pour que Mountazer al Zaidi désarme. Il n’a pas enterré sa hache de guerre. Il ne s’est pas rangé des voitures, malgré des apparences d’homme calme. Sûr de ses convictions, il vient d’assurer qu'il serait prêt à renouveler son geste, si l'occasion se présentait, y compris en face de Barack Obama, "quels que soient la couleur de sa peau, son origine ou sa religion"… Mais ne vient-il pas de tuer lui même tout effet de surprise, en informant par la même la sécurité rapprochée du président américain ? Déclaré du temps de G.W.Bush ennemi juré des USA, il parait bien improbable qu’il puisse bénéficier d’un face à face avec son successeur à la Maison Blanche. Depuis le temps la CIA a probablement inventé le plus renifleur des détecteurs de chaussure à distance.  Inversement, aucune catapulte moderne de chaussure, qu’on appelle aussi baliste ou onagre, n’a été jusqu’ici ni mise au point, ni encore moins mise sur le marché. Ni même un missile stratégique ou engin cylindro-ogival à chaussure. Mais on ne sait jamais…Les hommes déterminés ne manquent pas d’imagination.

éphéméride [efemeʀid] nom féminin

       étym. 1537; latin ephemeris, idis « récit d'événements quotidiens », du grec ephêmeris, de hêmera « jour »

vListe groupant les divers événements qui se sont produits le même jour de l'année à différentes époques. L'éphéméride du 5 mars.

Sachant que Mountazer  sera cité ce 14/12 dans les millions d’éphémérides du monde entier et d’ailleurs, son (nouveau) jour de gloire est arrivé.

Que Mountazer al-Zaidi « l'honneur et la dignité de tout un peuple » (on peut consulter http://realitytime.canalblog.com/archives/2009/12/04/16034674.html), ait  fait salle comble le 8 décembre au soir au Club 44 à La Chaux-de-Fonds, Suisse, racontant à nouveau son histoire, sa vie avant et après son geste de colère contre George Bush, pendant près d’une heure et répondant aux nombreuses questions du public, n’est que justice, à l’occasion d’une étape parmi tant d’autres des tournées (presque) mondiales qu’est appelé à faire ce « héros de la chaussure volante, un Gandhi moderne », comme l’a nommé un conférencier suisse.

 Jusqu’à ce début de décembre,  son geste du 14/12 fait partie des « principales agressions célèbres contre des chefs d’Etat et de gouvernement ».  Le 13 décembre à Milan, le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi est-il est blessé au visage par un homme de 42 ans, soigné depuis dix ans pour des troubles mentaux, que sur le champ est publié l’encadré : « De l'attentat manqué contre le général de Gaulle (1962) à la chaussure lancée contre George Bush, retrouvez les autres agressions célèbres ».

La nouvelle vie de Mountazer al-Zaïdi

Cet Irakien trentenaire qui a marqué la vie de la planète entière en lançant ses chaussures en décembre 2008 sur George Bush, alors président des Etats-Unis sur le retour, vient pourtant de connaitre sa première désillusion. Alors qu’on lui demandait : Avez-vous déjà récolté de l’argent pour votre Fondation ?, 
l’ancien journaliste irakien a hélas répondu « Malheureusement rien encore. Mais la Fondation n’existe que depuis un mois. Beaucoup de gens ne sont pas encore au courant de son existence ».

Ce mardi 1er décembre 2009, à Paris, au Centre d'accueil de la presse étrangère (CAPE), où il venait donner une conférence de presse, à l'invitation du club de la presse arabe, il a connu ce que lui et ses amis de par le monde n’auraient jamais pu imaginer. Il avait été un héros dès le 14 décembre 2008, un peu plus encore  quand il fut libéré après neuf mois de prison en Irak, pour «agression contre un chef d'Etat en visite officielle», Lui qui fit des émules dans tous les coins du globe a été victime d’un effet boomerang, personne n’y avait pensé. Des expressions déjà circulent sur la Toile : « c’est ce qui s’appelle l’arroseur arrosé », « le monde à l’envers », « il vient de goûter à sa propre médecine » (Radio Canada) « le lanceur de chaussures pris à son propre jeu », « la chaussure se retourne contre lui », « victime de sa propre invention », « remake : les rôles inversés », « effet boomerang de la chaussure », « Mountazer, victime d’un collègue irakien », etc… Mais c’est l’ancien journaliste Mountazer qui a trouvé la meilleure formule : « J’ai été plagié une fois de plus». 

  
Mountazer voit le projectile arriver  

En pleine conférence de presse, à l'occasion de son passage dans la capitale française, Mountazer al-Zaïdi, a été pris à partie – selon des témoins oculaires- par un autre ancien journaliste irakien réfugié politique, c’est ainsi  qu’il s’est présenté, qui lui a lancé en arabe: «L'Irak n'est pas un pays occupé», "Voilà une autre chaussure pour toi",  avant de se déchausser et de lui jeter une de ses chaussures à la figure. Mountazer a esquivé. La chaussure a heurté le rideau derrière Mountazer et les consciences des présents. Toujours selon les mêmes témoins, une brève empoignade a ensuite opposé le frère de Mountazer et à l’agresseur, un homme trapu vêtu d'une veste en cuir, qui a été évacué de la salle. La conférence de presse a repris son cours.

A l'issue de la rencontre avec les journalistes, Mountazer al-Zaïdi a déclaré «s'attendre à cela de la part de ce genre de personne. Il y a beaucoup de collaborateurs des Américains, et le fait que cet homme habite en France ne change rien». Il n’a pas apprécié s’entendre dire qu’il était un partisan d’une dictature. L’ancien journaliste, qui a créé sa fondation humanitaire de droit suisse destinée à venir en aide aux civils Irakiens, notamment aux orphelins et aux veuves, a également exprimé son intention de retourner un jour en Irak. Mountazer al-Zaïdi a assuré qu'il serait prêt à renouveler son geste, si l'occasion se présentait, y compris en face de Barack Obama, "quels que soient la couleur de sa peau, son origine ou sa religion". "J'imagine que si la France était occupée, vous n'accueilleriez pas les envahisseurs avec des fleurs", a-t-il poursuivi.

Selon http://mediarabe.info/spip.php?breve2231 qui cite elaph.com, le néo-lanceur, Saïf Al-Khayat , voulait protester contre les propos de Mountazer,  lequel  n’avait pas dénoncé la dictature de Saddam Hussein, qualifiait son renversement d’occupation et le terrorisme qui frappe l’Irak de résistance. « La responsabilité de l'invasion n'incombe pas à George W. Bush mais à la classe politique irakienne elle-même.» Mountazer fut pétrifié.

La question se pose alors : la séquence a-t-elle été filmée ? Mardi 1er décembre en fin d’après midi, aucune image n’était disponible. Seulement quelques échos sonores, comme

http://www.rtl.fr/fiche/5930935764/le-lanceur-de-chaussures-irakien-pris-a-son-propre-piege.html

 En fin de soirée, arrivait pour nous la première vidéo (durée 39 secondes) :

http://info.sfr.fr/france/videos/lanceur-de-chaussure-Mountazer-aZaidi-a-Paris,548094/

puis (2mn 39)  http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20091201221929/

puis encore http://www.hodiho.fr/2009/12/mountazer-al-zaidi-se-prend-une-chaussure.html

Apparemment peu ébranlé par l’incident, Mountazer al-Zaïdi s’est décrit comme «faible» et « mal en point ». Il devait rentrer dès ce mercredi 2 décembre 2009 à Genève pour soigner, dit-il, ses «dents cassées», des maux d’estomac et de dos, des troubles psychologiques, une fracture du nez et des déchirures des ligaments, causées par les bastonnades subies lors de ses neuf mois d’incarcération. Son traitement pourrait durer plusieurs mois – le temps, selon lui, de vérifier qu’on ne l’a pas empoisonné lors de son séjour dans les prisons du nouveau pouvoir irakien.

Dans un des nos précédents articles, « Mountazer est devenu une pointure », nous indiquions que les émules de Al-Zaidi étaient tous des hommes. Jusque-là oui. Démenti le jeudi 26 novembre : une femme, une députée nationaliste serbe a lancé une chaussure sur la vice-présidente du Parlement.

Gordana Pop Lazic, députée du Parti radical de Serbie (SRS), principale formation de l’opposition au Parlement serbe, a en effet jeté en pleine séance sa chaussure en direction de la vice-présidente du Parlement, sans l’atteindre. L’incident s’est produit lors d’une réunion consacrée au projet gouvernemental de décentralisation du pouvoir pour la province de Voïvodine.

  
Les deux Gordana, la blonde (Pop-Lazić) et la brune (Čomić)

Gordana Pop Lazic a déclaré aux journalistes présents qu’elle souhaitait par ce geste dénoncer « de manière symbolique et anodine » la façon dont la vice-présidente du Parlement, Gordana Comic, du Parti démocratique au pouvoir, présidait la réunion, en refusant que la représentante du SRS prenne la parole. « Cette chaussure entrera dans l’histoire, comme la chaussure irakienne, comme un symbole de la lutte contre les tyrans », a renchérit devant la presse le vice-président du Parti radical de Serbie, Dragan Todorovic, en brandissant le soulier de sa collègue. Gordana Pop Lazic a été condamnée par les services administratifs du Parlement à une amende équivalente à quelque 350 euros pour avoir « porté atteinte à l’image de l’institution », a indiqué jeudi soir l’agence Beta.

Il n’a pas été précisé si la chaussure catapultée faisait partie de celles que portait alors Mme Pop Lazic ou s’il s’agissait d’une simple chaussure supplémentaire introduite dans son sac à main. 

(1)-  Josef Zisyadis avait rencontré Mountazer al-Zaïdi il y a quelques mois déjà. L’Irakien  voulait entrer en contact avec un député de la gauche suisse. M. Zisyadis a eu l’occasion de déclarer que « Mountazer - dans notre pays avec un visa de séjour touristique- apprécie la neutralité suisse qu’on lui a décrit. La Suisse a le devoir de lui offrir un permis humanitaire. Cet homme veut retourner lutter pour l’indépendance et la démocratisation de son pays. Ne le laissons pas être expulsé demain: son geste contre Bush mérite notre respect et notre soutien ! ».


Photo Josef Zisyadis

Le 24 novembre, Fabian Muhieddine a rencontré Mountazer à Lausanne pour un entretien.  « Il  m’a fait l’impression d’un homme sûr de ses convictions, d’un calme magnifique et d’un sourire énigmatique ». commentaires.

Vous aviez dit que vous vouliez attaquer George Bush en justice au nom du peuple irakien.
Oui, c’est le 2e objectif de ma fondation. J’espère porter notre plainte collective avec mon avocat genevois Mauro Poggia et l’aide d’autres spécialistes du droit international.
Justement, ça ne vous gêne pas que Me Poggia soit membre d’un parti classé parmi les populistes et les nationalistes à Genève? Avec Mauro Poggia, nous avons une relation humaine. Il m’a énormément aidé pour quitter l’Irak et créer ma fondation. Cela n’a rien à voir avec ses convictions intimes ou son engagement politique.
Aujourd’hui, avez-vous envie de retourner en Irak?
Oui. Mais je ne serais pas accueilli avec des roses.
Quand le ferez-vous, alors? Quand je sentirai que le terrain sera propice. Le peuple irakien a mis beaucoup d’espoir en moi. Il me voit comme un libérateur, malheureusement je suis une personne toute simple…
Aujourd’hui vous êtes une icône, mais que reste-t-il de votre geste ? J’ai voulu pousser un cri à tous les chefs d’Etat du monde pour qu’ils ne commettent pas les mêmes crimes que George Bush.

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Source : l'auteur

Article original publié le 7/12/2009, actualisé le 22/12/2009

Sur l’auteur

Mcihel Porcheron est un auteur associé àTlaxcala, le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique. Cet article est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=9445&lg=fr



Le 14 décembre 2009, Mountazer al-Zaïdi est entré dans les éphémérides. Un an avant, jour pour jour, il entrait dans l'Histoire


AUTEUR:  Michel PORCHERON


Comme la carrière de la gloire n’est jamais un long fleuve tranquille, Mountazer, qu’on ne présente plus, passera-t-il de l’éphéméride à l’éphémère ? Certainement pas, son fait de gloire est définitivement gravé dans le bois, la pierre, le fer, le marbre, mieux encore dans tous les disques durs des ordinateurs de la planète. Indélébile. Comme dans les mémoires.

Et pour le reste ? Son « plan de carrière » le dira. Nul n’est à l’abri d’un faux pas. En un jour, votre gloire acquise à l’unanimité peut un beau jour avoir du plomb dans l’aile.  « Vérité au-deçà des Pyrénées, erreur au-delà », dira-t-on alors. Car le tout est de savoir où on met sa chaussure, enfin son pied. Les mines antipersonnel sont rarement annoncées par des panneaux de signalisation routière. Notre monde outre qu’il est une vallée de larmes, est aussi un champ de batailles, de foire et de mines. Ce n’est pas à Mountazer qu’on va l’apprendre. Surtout s’il est entouré, comme c’est probable, d’une équipe de mentor, agent, coach ou autre manager.     

 

         Le modèle suisse se fissure : de plus en plus de trous dans le gruyère           

«Chez vous, c’est relax!», oui «Une vie relax.» C’est comme ça que Mountazer al-Zaïdi voit la vie en Suisse, où il est arrivé il y a six semaines avec un visa de touriste de trois mois. Jusqu’ici son plus haut fait suisse de gloire, c’est d’avoir pu visiter le Parlement, invité par M. Josef Zisyadis (1).


Photo © Laurent Crottet

Il est certain que la Suisse d’il y a huit semaines ou a fortiori celle que l’Irakien avait dans son imaginaire, n’est plus exactement la même, en cette fin d’année. Dans ses pages Décryptages, le grand quotidien du soir en France, Le Monde titrait (3 décembre) « Des fissures dans le modèle suisse », avec en sous titre : « Le pays qu’on disait un paradis est en proie aux doutes ».En effet après la levée d’un pan du secret bancaire, le scandale fiscal de l’UBS, du nom de la première banque du pays, puis l’affaire (secondaire) du cinéaste Polanski, le bras de fer « diplomatique » avec Kadhafi, père et fils, la votation anti-minarets n’a pas arrangé les choses.

Avec les 4 minarets actuels ça suffira largement

Avec son visa suisse de touriste, le musulman Mountazer se gardera bien de faire la moindre déclaration sur l’affaire des minarets et sa stratégie, comme sur toute affaire suisse. A peine, et encore ce n’est pas certain, pourra-t-il faire savoir qu’il préfère l’emmental au gruyère, ou l’inverse, ou le chocolat blanc au noir. Cependant lui traversera éventuellement l’esprit ce constat depuis 25 ans dans ce petit pays de 7 millions d’habitants : « l’étranger », « saisonnier italien, portugais ou espagnol, mendiant romain, frontalier français, cadre allemand ou maintenant, musulman, est le responsable de toutes les difficultés  auxquelles les habitants du pays sont confrontés » (Agathe Duparc, correspondante du Monde à Genève).

La Suisse compte 400.000 musulmans, principalement originaires des Balkans et de la Turquie, dont 50.000 pratiquants, la plupart se maintenant en retrait de la polémique sur les minarets, qui occupe plutôt les forces politiques du pays, à l’exception d’interventions de l’universitaire suisse Tariq Ramadan, défenseur du foulard islamique.     

Comme c’est bien connu, en Suisse ou ailleurs, ce genre de thème de votation (« au mieux totalement inutile ») se résume en une « consécration électorale de la stratégie du bouc émissaire » (Bernard Bertossa, ancien procureur général de Genève). 

OUMMA: 22/12/2009

 
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