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24/08/2019
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Un sarközioniste à la tête du Quai d’Orsay


AUTEUR:  quibla.net, à partir d’ informations fournies par René Naba


Gérard Araud, ambassadeur de France en Israël, va être nommé prochainement directeur des Affaires politiques au ministère des Affaires étrangères, ce qui fera de lui l'un des patrons du Quai d’Orsay.

Avec Araud, on va assister à une montée en puissance du lobby sarközioniste à la veille de l’élection présidentielle française.

Gérard Araud, « chiraquien tendance Sarközy », est à l'origine du nouveau rapprochement franco-israélien.

Ce diplomate s'est distingué l'an passé par un célèbre télégramme diplomatique donnant ce conseil à de Villepin, qui l’avait nommé, et à à son gouvernement : « Si on veut vraiment se reconcilier avec les Israéliens, il faut arrêter de leur parler des Palestiniens. » Ce télégramme a marqué le début du virage pro-israélien de la diplomatie française, qui apparaît désormais en pleine lumière avec le projet de résolution franco-usaméricain sur le Liban, mis au point le 12 juillet, après trois visites à Beyrouth de Philippe Douste-Blazy, le ministre des Affaires étrangères, et les protestations tonitruantes d'amitié de Jacques Chirac à ses amis libanais.

Gérard Araud a été particulièrement actif dans la préparation de la visite en juin du premier ministre israélien Ehud Olmert en France, qui a précédé de six semaines la destruction du Liban. Et il a été très actif dans les visites de Sarközy et de son homme-lige Christian Estrosi en Israël.

Il va donc prendre son poste de directeur, auréolé d’une « excellente réputation » de pro-israélien bon teint, secondé à distance par Jacques Huntzinger, ancien ambassadeur de France en Israël, qui caresse le projet de constituer un office de la jeuesse franco-israélienne sur le modèle de l'office franco-allemand.

Pourtant, son ambassade avait mal commencé à l’automne 2003, lorsqu’il avait retrouvé cette ambassade au bord du « Tayelet », le boulevard de front de mer de Tel Aviv, où il avait eu son premier poste diplomatique en 1982. Un journaliste avait en effet cru entendre Araud déclarer lors d’une fête qu’Ariel Sharon était un « voyou » et Israël « paranoïaque. » Les démentis vigoureux et vertueux d’Araud ont été crus sur parole par les Israéliens, qui ont tourné la page et se sont mis au travail pour faire d’Araud un des leurs.

Du passage d’Araud à l’ambassade de Tel Aviv, il restera plusieurs choses :

- Il est l’homme qui a resserré les liens entre Israël et les maires des trois plus grandes villes françaises, Paris (Delanoë), Marseille (Gaudin) et Lyon (Collomb) ;

- il est l’homme qui a soutenu la position israélienne sur le Mur d’apartheid devant la Cour internationale de justice La Haye, au nom de la « solidarité des victimes » de cette Cour (la France avait été jugée par cette même
Cour pour ses essais nucléaires dans le Pacifique) ;

- il est l’homme qui a oeuvré au contrat de construction de la ligne de tramway de Jérusalem par Alsthom et Connex ;

- il est l’homme qui a oeuvré au développement des relations scientifiques et technologiques de haut niveau entre la France et Israël, ce qui implique une collaboration entre les complexes militaro-industriels des deux pays ;

- il est l’homme qui a réalisé le lancement de l’Institut français de Tel Aviv sur un terrain acheté Boulevard Rotschild, institut qu’il a qualifié de « porte-avions pacifique de la culture française »

- il est l’homme qui a permis aux Israéliens de se détendre (ils sont très stressés, ces temps-ci) en découvrant la Fête de la Musique et les Nuits Blanches (inventées par Delanoë à Paris)

Voilà en quels termes Gérard Araud conclut l’éditorial du numéro de juillet 2006 de Dialogues, la revue de l’ambassade de France en Israël :

« Je ne peux conclure ces propos sans avoir une pensée pour Gilad Shalit, enlevé le 25 juin 2006 en Israël. J'ai rendu visite à ses parents à Mitzpe Hila pour leur assurer de notre soutien en ces moments douloureux. J'ai été frappé par leur dignité face à l'épreuve. La France a condamné cet acte et nous souhaitons que Gilad soit rendu sans tarder à l'amour des siens. »


Source : http://212.179.113.170/sites/ambassade/admin/DBImages/Gallery/Dialogues_Bilingue9Internet.pdf

Pour découvrir l’homme qui va jouer un rôle déterminant dans la diplomatique française à partir de cet automne, on peut écouter une interview de lui réalisée en janvier 2004 par site franco-israélien (ou israélo-français) Guysen News :
http://www.guysen.com/articles.php?sid=1900.


EMPIRE: 09/08/2006

 
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