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24/10/2014
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Quand Shylock rencontre Fagin


AUTEUR:  Gilad ATZMON ÌíáÇÏ ÃÊÒãæä íáÇÏ ÂÊÒãæä

Traduit par  Marcel Charbonnier. Révisé par Fausto Giudice.


L’héritage culturel occidental nous offre des personnages fictionnels intéressants qui sont susceptibles de nous faire comprendre quel est l’état moral actuel d’Israël, de manière générale, et en particulier la dernière affaire en date de trafic d’organes.

Dans la pièce de Shakespeare Le Marchand de Venise, Shylock est un prêteur juif, un personnage qui est devenu un nom commun servant à désigner le parangon de l’usurier sans cœur. Dans la pièce, Shylock prête de l’argent à son rival chrétien, Antonio, en fixant comme montant du gage de ce prêt une livre de la chair-même d’Antonio. Antonio étant dans l’incapacité de rembourser son prêt, Shylock exige la livre de la chair d’Antonio qui avait été mise en gage. Bien que Shylock ne soit qu’un personnage de fiction, sa propension à fixer un prix à du sang humain ou à de la chair humaine en dit long.



Le Fagin de Charles Dickens est une crapule juive fictionnelle qui apparaît dans son roman Oliver Twist. Fagin est le chef d’un gang de jeunes pickpockets. En échange de leurs services, Fagin leur assure un toit. Fagin est le symbole littéraire par excellence de l’exploitation totale des pauvres et des innocents.

Dans l’Israël contemporain, il semble bien que Fagin et Shylock non seulement se rencontrent, mais qu’ils font fortune. Le site Ynet (du Yediot Ahronot) a rapporté hier une information sur une nouvelle affaire de réseau israélien de trafic d’organes. 

Une fois encore, Israël est au centre d’un scandale de trafic d’organes, après que des donneurs aient porté plainte pour ne pas avoir reçu l’argent correspondant à leurs reins. Six suspects israéliens ont été arrêtés, parmi lesquels deux avocats et un vétéran de guerre âgé de soixante-deux ans, le général de brigade (réserviste) Meir Zamir.

Il semble que ce cercle ait fait de la publicité principalement dans des journaux israéliens de langue arabe afin d’essayer d’attirer des Palestiniens déshérités. Il offrait aux donneurs potentiels 10 000 dollars pour un rein. Ceux qui hésitaient encore se voyaient offrir jusqu’à 100 000 dollars. Mais les donneurs n’ont jamais été payés.

La police a débusqué un premier indice après qu’une cinquantenaire de Nazareth eut porté plainte, disant qu’elle avait fait don d’un de ses reins en raison de difficultés financières, et qu’elle escomptait recevoir 100 000 dollars. Elle a indiqué avoir été convoquée afin de subir une série de tests, après quoi on l’a envoyée par avion en Azerbaïdjan, en compagnie d’un autre donneur, pays où elle fut soulagée de son rein.

Une fois rentrée en Israël, elle a demandé à ceux qui l’avaient expédiée se faire opérer à l’étranger l’argent qu’ils lui devaient, mais qu’elle n’a jamais reçu. La police a lancé une enquête, et elle a, sur ces entrefaites, reçu une autre plainte, émanant cette fois-ci d’un jeune homme de dix-huit ans. Il a dit qu’on lui avait promis 80 000 dollars et qu’on l’avait envoyé par avion aux Philippines, où un de ses reins a été prélevé.

L’officier de la police israélienne Aharon Galor a dit au site Ynet : « Nous avons procédé à une enquête secrète, et nous avons été choqués par les proportions prises par cette affaire. En dépit des quelques plaintes que nous avons reçues, nous avons appris qu’il y a beaucoup de gens qui sont prêts à vendre un de leurs deux reins pour tout juste 10 000 dollars. Ce sont des personnes qui connaissent de graves difficultés financières, pour lesquels une telle somme est en quelque sorte un rêve devenu réalité ».

D’après le quotidien israélien Haaretz, la police a déclaré par ailleurs qu’au cours de l’enquête, elle a « découvert une industrie importante et extrêmement bien organisée du trafic des organes. Ce milieu comporte des trafiquants d’organes, des agents commerciaux et (même) des avocats ».

Le scandale du moment fait suite à de nombreuses révélations concernant l’implication de l’État juif et de quelques rabbins usaméricains dans un trafic et une récolte d’organes proprement scandaleux. Autant on imagine difficilement qu’un État puisse manquer aussi grossièrement de toute gouverne morale, il est encore plus difficile d’imaginer une foi religieuse répandue dans le monde entier dont certains des membres de l’élite spirituelle s’adonnent à un trafic d’organes. Je dois reconnaître également que j’ai beaucoup de mal à imaginer un vétéran général de brigade  britannique ou américain couvert de médailles qui déciderait d’arrondir sa retraite grâce au vol d’organes…

Dans l’État juif, Fagin l’exploiteur suprême et Shylock le marchand symbolique de chair humaine sont apparemment unis dans un amalgame de comportement immoral. Dans l’État juif, Fagin et Shylock ne sont absolument pas des personnages de fiction abracadabrantesques. Non : ils mènent la belle vie sur le dos d’autres.

Je comprends fort bien qu’ici, en Grande-Bretagne, des sionistes patentés extrêmement influents, comme Anthony Julius, sont préoccupés par l’« antisémitisme » de Shakespeare, de Charles Dickens, de T.S. Eliot et de bien d’autres auteurs. Mais en ayant à l’esprit les dernières nouvelles au sujet d’Israël et de ses réseaux de trafiquants d’organes, je me sens nettement plus en sécurité en sachant que mes enfants, à l’école, étudient Shakespeare, Dickens et Eliot plutôt qu’Anne Frank…





Article original publié le 8 avril 2010


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TERRE DE CANAAN: 10/04/2010

 
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