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22/10/2017
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Un général US contraint de s’excuser pour une blague : où sont les défenseurs de la liberté d'expression ???


AUTEUR:   IAY


Le général à la retraite James Jones, Conseiller à la Sécurité Nationale de Barack Obama, a prononcé le mercredi 21 avril 2010 un discours devant le Washington Institute for Near East Policy, un « think tank » (laboratoire d'idées) pro-israélien, où il a affirmé, pour ceux qui ont un léger doute dû au changement de style de l’actuelle administration Obama, l’éternel engagement US à protéger leur ogre gâté coûte que coûte.

Mais le vieux général, peut-être pour détendre l’atmosphère, a eu le mauvais goût de commencer son discours par une blague :

« Afin de préparer mon intervention, je voudrais vous raconter une histoire que je pense vraie. Cela s’est produit récemment au sud de l’Afghanistan :

Un Taliban se sépare de son groupe de combat, se perd et erre dans le désert durant plusieurs jours, sans nourriture ni eau.

Il aperçoit loin à l’horizon une sorte de cabane et il s’y dirige. Arrivé sur place, il se rend compte que c’est un petit magasin d’un commerçant juif.

Le Taliban dit : ‘J’ai besoin d’eau, donnez moi de l’eau’.

Le juif répond : ‘Je suis désolé, je n’ai pas d’eau, mais aimeriez-vous avoir une cravate. Nous avons de belles cravates en vente aujourd’hui’.

Le Taliban s’énerve et explose dans un débit d’insultes que je ne peux répéter à propos d’Israël, du peuple juif, du commerçant lui-même, et de sa famille, et il dit : ‘J’ai besoin d’eau et vous essayez de me vendre des cravates. Vous, votre peuple, vous ne comprenez donc rien ?’

Le commerçant reste calme et attend que le Taliban termine sa diatribe, puis il dit : ‘Bon, je suis désolé que je n’ai pas d’eau pour vous et je vous pardonne tous les insultes que vous m’avez faites, à moi, à ma famille et à mon pays. Mais je vais quand même vous aider. Si vous allez au-delà de cette colline et vous marchez quelques trois km vous allez trouver un restaurant et il y aura toute l’eau dont vous avez besoin’.

Le Taliban, au lieu de dire merci, continue à murmurer et part en direction de la colline.

Une heure plus tard il revient, se dirige vers le commerçant et lui dit : ‘Votre frère m’a dit que j’avais besoin de cravate pour entrer dans le restaurant’ ». On ne rigole pas !

Le général ne s’attendait certainement pas au tollé d’indignation qu’allait provoquer son humour. Cela a fait certes rigoler quelques juifs, mais pas le redoutable Abraham Foxman, le président de l’ADL (Anti-Defamation League), qui trouva qu’il s’agissait d’un « stéréotype », que de « se moquer des juifs en des termes tels que ‘les juifs ne vont pas vous aider en vérité, les juifs  veulent vous vendre’, Waouw, ou est la délicatesse en cela ? », que c’était « la plus mauvaise blague que le chef du Conseil à la Sécurité Nationale avait pu raconter », et que « certaines personnes ne devraient pas raconter des blagues ».

La Maison Blanche s’est empressée de se désolidariser de son conseiller qui a perdu son esprit, en déclarant ce lundi par la voix de son attaché de presse, Robert Gibbs, que personne à la Maison Blanche « n’essayait de couvrir ce que Jones avait dit ».

Consigne fut sans doute donnée au Général quatre étoiles de tout faire pour se faire pardonner afin d’éviter d’être obligé de faire hara-kiri. Le général a alors présenté ses excuses publiques en ces termes :

« J’aurais aimé ne pas avoir raconté cette blague à l’improviste au début de mon intervention, et je m’excuse auprès de toute personne qui a été offensée. Cela a aussi détourné l’attention du message plus important que j’avais porté ce jour là : le sacro-saint engagement des USA  pour la sécurité d’Israël ».

Les défenseurs de la liberté d’expression et d’amalgame peuvent dormir sur les deux oreilles !


Source : l'auteur

Article original publié le 28/4/2010

Sur l’auteur

IAY est un auteur associé à Tlaxcala, le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique. Cet article est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur et la source.

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EMPIRE: 28/04/2010

 
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