Présentation de Jeff Blankfort
« Toute analogie entre les réfugiés palestiniens et les immigrants juifs originaires de pays arabes serait pure folie, tant du point de vue historique que du point de vue politique. »
Merci à David McL qui nous transmet cet article. Il n’y a pas si longtemps, on avait beau s’adonner à des recherches acharnées dans l’espoir de trouver quelque information au sujet d’immigrants juifs arabes qualifiés de « réfugiés », on revenait bredouille. Ce, jusqu’au moment où le rabbin raciste Meir Kahane eut soulevé cette question, en guise de contre-feu à l’exigence par les Palestiniens de leur droit à retourner chez eux, voici plusieurs décennies de cela.
Kahane présenta la situation comme un « échange de populations ». En ce mois d’octobre, voici de cela trente-cinq années, je publiais une tribune dans The Nation commentant un article critique des positions de Kahane, écrit par Christopher Hitchens – tribune dans laquelle j’insistais sur le fait que le rabbin nocif n’était que la « partie émergée de l’iceberg » et qu’il représentait tout à fait ce qu’est Israël, en réalité. L’accueil délirant réservé au gouvernement israélien au judéo-nazi Avigdor Lieberman – version moderne bodybuildée de Kahane – et à son parti Yisrael Beiteinu ne peut que faire disparaître les dernières protestations du contraire. Lieberman, c’est le sionisme incarné. Attendez-vous à voir sa photo, dans le New York Times, cette semaine, quand il viendra aux USA et prendra la pose avec son « cousin » américain, Joe, qui remportera vraisemblablement les élections, demain. Comme l’aurait dit ma regrettée mère : « Ces deux-là, on dirait deux petits pois, dans la même gousse… » (Manière de dire : « ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau… », NdT)
Depuis trois ans, on assiste à une intense campagne visant à garantir aux juifs originaires de pays arabes le statut politique officiel de réfugiés et la reconnaissance juridique qui en découle. Cette campagne s’est ingéniée à créer [de toutes pièces] une analogie entre les réfugiés palestiniens et les juifs Mizrahi [= « égyptiens », c’est—dire orientaux, NdT] originaires de pays du Moyen-Orient – en présentant les uns et les autres comme des victimes de la Guerre d’Indépendance [sic, NdT] de 1948. Les agitateurs à l’origine de cette campagne espèrent que leurs efforts vont aboutir à assourdir toute référence à ce qu’il est convenu d’appeler le « droit au retour » des Palestiniens, et à réduire l’importance des dédommagements qu’Israël risque fort de devoir payer un jour sur les biens palestiniens expropriés par la custodie hypothécaire gouvernementale israélienne des biens « en déshérence »…
L’idée même d’esquisser une telle analogie est constitutive d’une lecture erronée de l’histoire, d’une politique impudente et d’une injustice morale.
C’est un certain Bill Clinton qui a inauguré cette campagne, en juillet 2000, dans une interview sur la Première Chaîne de télévision israélienne, au cours de laquelle il a révélé qu’un accord visant à reconnaître aux juifs originaires de pays arabes le caractère de réfugiés avait abouti durant le Sommet de Camp David. Ehud Barak avait alors repris la balle au bond, élaborant avec un enthousiasme fébrile sur son « succès », au cours d’une interview avec le présentateur Dan Margalit.
Jusqu’ici, les gouvernements israéliens successifs s’étaient maîtrisés : ils n’avaient pas pondu de déclarations de cet acabit. Au début, il y eut une certaine inquiétude : toute proclamation de ce genre pourrait souligner ce qu’Israël s’est toujours ingénié à censurer et à oublier : l’exigence de retour formulée par les Palestiniens. Ensuite, il y a eu une véritable angoisse : une telle déclaration pourrait encourager des procès en restitution de biens engagés par des juifs contre des pays arabes et, en réponse, des réclamations de leurs biens perdus par des Palestiniens. Enfin, ce genre de déclaration risquerait d’obliger Israël à mettre à jour ses manuels d’histoire et son histoire, et d’inventer une nouvelle narration, selon laquelle les juifs mizrahim auraient immigré en Israël sous les coups, sans être véritablement habités par de « saines » aspirations sionistes… Pfiououou… : là, pour le coup, on pourrait parler de narration « post-sioniste », ou alors, je ne m’y connais pas !…
À Camp David, Ehud Barak décida que la question du droit au retour [des réfugiés palestiniens] n’était pas vraiment à l’ordre du jour, aussi, il pensa qu’il avait le loisir de s’adonner à une analogie rhétorique avec les Mizrahim. De manière très caractéristique, plutôt que s’atteler à la résolution des problèmes, en tant que dirigeant politique, d’une manière susceptible de conduire à une réconciliation mutuelle, Barak opta pour le comportement de marchand de tapis.
Cette patate chaude avait été cuite à l’intention de Barak et de Clinton par Bobby Brown, conseiller du Premier ministre Benjamin Netanyahu ès questions relatives à la diaspora, et ses collègues, conjointement à des délégués d’organisations telles le Congrès Juif Mondial [World Jewish Congress] [lequel se réunit ces jours-ci… à Paris ; un coucou au passage ! NdT] et la Conférence des Présidents des Grandes Associations Juives [Conference of Presidents of Major American Jewish Organizations – C’est le CRIF à la sauce usaméricaine ; peut-être devrait-on parler de maison-mère ?NdT]
Lamentable échec de l’Organisation des Juifs originaires de Pays Arabes, la WOJAC [World Organization of Jews from Arab Countries]
Il y a, de cela, quelques mois, le Dr. Avi Becker, secrétaire général du Congrès Juif Mondial, et Malcolm Hoenlein, vice-président de la Conférence des Présidents [le CRIA, donc : Conseil Représentatif des Institutions juives Américaines ! NdT], persuadèrent le Professeur Irwin Cotler, membre du Parlement canadien et expert ès droit international, de rejoindre leur campagne. Un article de Becker, publié voici quelques semaines dans l’édition hébraïque du Haaretz [le 20 juillet 2006], intitulé « Nous devons le respect aux juifs originaires de pays arabes », marqua un palier dans cette campagne publique. Cet article parlait en réalité fort peu du respect dû aux juifs mizrahim. Bien au contraire : il foulait aux pieds leur dignité…
Jusqu’ici, les résultats de la campagne sont maigres. L’organisation qui la chapeaute, Justice for Jews from Arab Countries [Touche pas à mes Mizrahim ! NdT] n’a pas inspiré beaucoup d’enthousiasme, ni en Israël, ni auprès des juifs de la diaspora. Elle n’est pas parvenue, à ce jour, à arracher une seule déclaration digne d’intérêt d’un quelconque homme politique israélien en vue. Rien d’étonnant, à cela : l’histoire de cette campagne est émaillée d’innombrables rebondissements abracadabrants, et les passer en revue, cela vaut vraiment le jus… Parfois, reprendre un historique et le raconter, cela produit un effet particulièrement saisissant.
L’Organisation des Juifs originaires de Pays Arabes – la WOJAC – donc, a été fondée dans les années 1970. Yigal Allon, le ministre des Affaires étrangères à l’époque, s’inquiétait du risque que cette WOJAC ne devienne la pépinière de ce qu’il appelait une « mobilisation ethnique ». Mais la WOJAC n’avait nullement été créée afin d’apporter une aide aux juifs mizrahim ; non : elle avait été inventée de toute pièce pour servir de massue dissuasive aux revendications nourries par le mouvement national palestinien, en particulier de récriminations liées aux compensations et au droit au retour.
À première vue, l’utilisation du qualificatif « réfugiés » appliqué aux juifs mizrahim n’était pas scandaleuse. Après tout, ce terme avait occupé une place centrale dans le discours international tant historique que juridique, au lendemain de la Seconde guerre mondiale. La Résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en 1967, faisait bien allusion à la nécessité d’apporter « une solution juste au « problème des réfugiés au Moyen-Orient », non ? Dans les années 1970, les pays arabes s’efforcèrent de faire préciser les termes de cette résolution afin qu’elle fasse explicitement référence aux « réfugiés ARABES au Moyen-Orient », mais le gouvernement des USA, sous la direction de son ambassadeur à l’ONU, Arthur Goldberg s’opposa à cette rectification. Un document de travail, mis au point en 1977 par Cyrus Vance, alors Secrétaire d’Etat, en préparation d’entretiens programmés à Genève, faisait allusion à une solution au « problème des réfugiés », sans spécifier l’identité desdits réfugiés. Israël fit un lobby d’enfer autour de cette formulation. Mais les tentatives de la WOJAC, qui s’efforça d’introduire l’utilisation du concept de « réfugiés juifs », furent [tout de même…] vouées à l’échec.
Il n’y avait pas que les Arabes qui protestaient contre cette expression ; beaucoup de juifs sionistes, originaires du monde entier, s’opposèrent à l’initiative de la WOJAC. Les organisateurs de la campagne actuelle feraient bien d’étudier l’histoire de ladite WOJAC, qui est une organisation qui s’est muée, au cours de ses années d’activisme, d’entité sioniste en une entité post-sioniste. C’est la fameuse histoire de ces effets pervers que peut avoir n’importe quelle activité politique…
« Mais, bordel ; puisqu’on vous dit qu’on n’est pas des réfugiés ! »
La personnalité marquante de la WOJAC qui tira de son chapeau l’idée des « réfugiés juifs » fut un certain Yaakov Meron, du service des questions juridiques arabes au ministère israélien de la Justice. Meron mit en circulation les thèses les plus extravagantes jamais inventées au sujet des juifs des pays arabes. Il prétendait que les juifs avaient été chassés des pays arabes sous l’empire de politiques déterminées et mises en application en concertation avec les dirigeants palestiniens [ !] – et pour faire bonne mesure, il qualifiait même ces fumeuses politiques d’ « épuration ethnique »… Véhémentement opposé à la narration sioniste [pourtant dramatique à souhait] de ces événements, Meron clamait que le sionisme avait de tout temps eu recours à des expressions romantiques et codées – dans le style « Tapis Magique », « Opération Ezra et Néhémie » (pour décrire les vagues d’immigration des Mizrahim) à seule fin de dissimuler le « fait » que la migration juive fut le résultat d’une « politique arabe d’expulsion des juifs ». Dans une tentative de compléter l’analogie tracée entre les juifs mizrahim et les Palestiniens, les propagandistes de la WOJAC prétendirent que les immigrants mizrahim auraient vécu en Israël dans les années 1950 « dans des camps de réfugiés » [en réalité, les « ma’abarot », des camps de transit] « exactement de la même manière que les réfugiés palestiniens » [ !]
Les assertions de l’organisation mirent hors d’eux bien des Israéliens mizrahim se revendiquant comme sionistes. Dès 1975, c’est-à-dire dès l’époque où la WOJAC fut créée, le porte-parole de la Knesset, Yisrael Yeshayahu, déclarait : « Nous ne sommes pas des réfugiés ! Certains d’entre nous sont venus dans ce pays avant même la proclamation de l’État [d’Israël]. Nous avions des aspirations messianiques. »
Shlomo Hillel, un ministre du gouvernement israélien et activiste sioniste en Irak, dénonçait violemment toute analogie en la matière : « Je ne considère pas le départ des juifs des pays arabes comme le départ de réfugiés. Ils sont venus ici parce qu’ils le voulaient bien, en tant que sionistes ! »
Lors d’une audition à la Knesset, Ran Cohen déclara solennellement : « Je tiens à dire ceci : Je ne suis pas un réfugié ! », ajoutant : « Je suis venu ici au nom du sionisme, en raison de l’attraction qu’exerce cette terre, et en raison de l’idée de rédemption [ou de « rachat » de l’Eretz Yisroel, NdT]. Celui qui voudrait me faire passer pour un réfugié n’est pas encore né ! »
Le rejet était tellement vociférant qu’Ora Schweitzer, chef de la section politique de la WOJAC, demanda au secrétariat de cette organisation qu’un terme fût mis à cette campagne. Elle raconta par la suite que les membres de la communauté juive de Strasbourg étaient tellement offusqués qu’ils menacèrent de boycotter les réunions de l’association, au cas où le sujet des « réfugiés juifs séfarades » viendrait à être à nouveau soulevé. Cette rebuffade prophétisait point pour point l’échec de l’organisation actuelle, Justice pour les juifs des Pays arabes à susciter un quelconque enthousiasme, malgré ses efforts désespérés.
Lui aussi alarmé par le tapage de la WOJAC, le ministère des Affaires étrangères [israélien] proposa que cette organisation mette les pouces à sa campagne, au motif que la qualification de « réfugiés » appliquée aux juifs mizrahim était une lame à double tranchant. Israël, faisaient observer les responsables du ministère, avait de tout temps adopté une position ambiguë sur la question complexe soulevée par la WOJAC. En 1949, Israël avait même rejeté une proposition anglo-irakienne d’échange de populations – des juifs irakiens contre des réfugiés palestiniens – car il redoutait alors de se voir contraint par la suite, en cas d’acceptation, d’installer les « réfugiés restés en rade » à l’intérieur de ses propres frontières…
Le ministère des Affaires étrangères qualifia la WOJAC de groupe phalangiste zélé et extrémiste, exigeant qu’elle cesse de se comporter comme « un État dans l’État ». Finalement, en désespoir de cause, le ministère ferma le robinet des modiques subventions qu’il accordait à la WOJAC. Le ministre de la Justice d’alors, Yossi Beilin, vira Yaakov Meron du bureau des affaires juridiques arabes. Aujourd’hui, plus aucun chercheur sérieux, ni en Israël, ni ailleurs, n’adhère aux affirmations extrémistes de la WOJAC.
De plus, tout ce qu’a réussi à faire la WOJAC, qui croyait faire la promotion des revendications sionistes et assister Israël dans son conflit avec le nationalisme palestinien, c’est exactement le contraire : elle a contribué à donner une vision confuse de la position sioniste en matière de contentieux avec les Palestiniens, et elle s’est mis à dos énormément de juifs mizrahim dans le monde entier en les présentant comme des victimes n’ayant absolument aucune motivation positive à immigrer en Israël ! La WOJAC a subordonné les intérêts des juifs mizrahim [en particulier en ce qui concerne la question des propriétés juives dans plusieurs pays arabes] à ce qu’elle définissait abusivement comme les intérêts nationaux israéliens. L’incapacité patente de cette organisation de comprendre que le fait de présenter les juifs mizrahim comme des réfugiés ne faisait qu’ouvrir une boîte de Pandore et en fin de compte portait atteinte à toutes les parties prenantes au contentieux, aussi bien les juifs que les Arabes.
Leçons non apprises
Le Congrès Juif Mondial et d’autres organisations juives n’ont rien appris de ce lamentable legs. Recherchant désespérément une solution magique à la question des réfugiés, ils ont adopté cette analogie et ils sont en train d’en faire le lobbying dans le monde entier. Il serait intéressant d’entendre la réaction de la ministre de l’Education nationale israélien à la narration historique présentée, de nos jours, par ces organisations juives… Peut-être conviendrait-il que Limor Livnat crée un comité d’experts, à son ministère, afin de réviser les manuels scolaires et de les mettre en conformité avec ce post-sionisme d’un genre nouveau ?
Toute personne raisonnable, qu’elle soit sioniste, ou non, doit reconnaître que l’analogie établie entre les Palestiniens et les juifs mizrahim n’a absolument aucun fondement. Les réfugiés palestiniens ne voulaient pas quitter la Palestine. Beaucoup de villages palestiniens ont été détruits en 1948, et quelque 700 000 Palestiniens furent chassés, ou s’enfuirent, au-delà des frontières de la Palestine historique. Ceux des Palestiniens qui ont quitté la Palestine ne l’ont certainement pas fait de leur plein gré…
Au contraire, les juifs des pays arabes sont venus dans ce pays l’ont fait à l’initiative de l’État d’Israël et d’organisations juives. Certains sont venus de leur plein gré ; mais d’autres sont arrivés ici à leur corps défendant. Certains vivaient confortablement et en toute sécurité dans un pays arabe ; d’autres avaient peur ou étaient effectivement opprimés.
L’historique de l’ « aliyah mizrahie » [l’aliyah, la « montée », est l’immigration en Israël, en hébreu, NdT] est complexe, et aucune explication simple ne peut en rendre compte. Beaucoup des nouveaux venus ont perdu des biens considérables, et il est incontestable qu’ils devraient pouvoir intenter des procès en restitutions de biens à l’encontre de pays arabes [jusqu’à ce jour, l’État d’Israël et la WOJAC ont fait obstruction à tout procès dans ce domaine…].
L’analogie non-fondée et immorale entre les réfugiés palestiniens et les immigrants [juifs] mizrahim en Israël ne fait qu’envenimer les querelles entre ces deux groupes de population ; elle porte atteinte à la dignité de très nombreux juifs mizrahim, et elle obère gravement les perspectives de toute réconciliation judéo-arabe sincère.
Les craintes juives à propos de l’examen de la question de 1948 sont compréhensibles. Mais cette question sera traitée dans un futur prévisible, et il est évident que tout accord de paix devra comporter une solution à la question des réfugiés palestiniens. On peut raisonnablement présumer que lorsque des accords définitifs auront été atteints entre les Israéliens et les Palestiniens, un fonds international sera créé, afin de dédommager les réfugiés palestiniens pour les torts que leur a causés la création de l’Etat d’Israël. A n’en pas douter, on exigera d’Israël qu’il contribue généreusement à un fonds créé dans un tel but.
À ce propos, l’idée de réduire les obligations de compensation [à verser aux réfugiés palestiniens] en qualifiant les immigrants juifs mizrahim de « réfugiés » peut sembler bien tentante. Mais il est futile de recourir à des épouvantails pour repousser les revendications politiquement et moralement valides formulées par les Palestiniens. Cette manip de « comptabilité créative » concoctée par l’analogie à base de « réfugiés juifs arabes » ne fait qu’ajouter l’insulte à la blessure, et élargir le gouffre psychologique entre les juifs et les Palestiniens. Les Palestiniens peuvent éventuellement renoncer à leurs espoirs d’obtenir un droit au retour [c’est par exemple ce qu’affirme le Dr. Khalil Shikaki, un sociologue spécialiste des sondages d’opinion] ; mais un tel résultat ne saurait en aucun cas être extorqué au moyen de cette « comptabilité créative »…
Tout accord de paix doit être validé par la reconnaissance, par Israël, des torts et des souffrances injustement infligés par le passé, ainsi que par la mise sur pied d’une solution juste. La bricolage de comptabilité créative inhérent à l’analogie entre juifs mizrahim immigrants en Israël et réfugiés palestiniens ne fait que transformer Israël en un comptable dépourvu de colonne vertébrale, tant du point de vue moral que du point de vue politique.
Haaretz
Yehouda Shenhav enseigne à l’Université de Tel Aviv. Il dirige la revue israélienne Theory Criticism, spécialisée dans les théories de la critique et de l’étude des cultures. Il a l’insigne honneur de figurer dans la liste noire dressée par les fanatiques sionistes de masada.org des juifs "qui se haïssent eux-mêmes et menacent Israël", élégamment appelée SHIT-List (SELF- HATING and/or ISRAEL-THREATENING LIST). Il est l’auteur de The Arab Jews: A Postcolonial Reading of Nationalism, Religion, And Ethnicity [Les juifs arabes : une lecture postolconiale du nationalisme, de la religion et de l’ethnicité]
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de toute reproduction, à condition de respecter son intégrité et de mentionner auteurs et sources.
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Photo : Juifs iraquiens arrivant en Palestine/Israël en 1949. Source : Babylonian Jewish Heritage Center