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21/10/2017
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426 000 signatures déposées au parlement italien en faveur d’une loi d’initiative populaire sur la gestion de l’eau, bien public


AUTEUR:   A Sud

Traduit par  Fausto Giudice


La campagne de collecte des signatures pour proposer une loi d’initiative populaire en faveur de la gestion publique de l’eau a démarré le 1er janvier 2007, après que cinq réunions nationales des réseaux, associations et comités « Vers le Forum italien des mouvements pour l’eau » avaient ressoudé les rangs du mouvement italien pour l’eau. Durant ces six mois, plus de 1000 collectifs locaux se sont employés à recueillir les signatures et des milliers de citoyennes et citoyens italien-nes  ont participé aux actions publiques, aux assemblées et aux concerts organisés par la campagne.
Durant la dernière semaine de juin, quatre caravanes ont parcouru l’Italie, touchant tous les territoires  où ont lieu des mobilisations pour l’eau, pour confluer à Rome le 1er juillet, avec toutes les signatures recueillies.
 Aujourd’hui 10 juillet 2007, une délégation composée d’une dizaine d’associations italiennes, parmi lesquelles l’association A Sud représentée par Sara Vegni, a remis 426 626 signatures au Président de la Chambre Fausto Bertinotti. Celui-ci a déclaré qu’il s’emploierait à mettre la proposition de loi en débat au parlement d’ici le mois d’octobre.
  
La loi d’initiative populaire réaffirme le principe de l’eau comme bien commun auquel l’humanité ne peut renoncer et se présente comme un instrument pour mettre un coup d’arrêt au processus de privatisation de l’eau.  
Le texte de loi propose en dix points ce qui suit :


1 – L’eau est un bien commun et un droit humain universel, la disponibilité et l’accès à l’eau potable sont des droits inaliénables et inviolables de la personne;

2 – L’eau est un bien fini, à protéger et à conserver, car indispensable à tous les êtres vivants du présent et à a venir ;

3 – Chaque territoire doit définir un bilan hydraulique qui préserve la ressource et sa qualité;

4 – Le service intégré des eaux est un service public  sans pertinente économique, soustrait aux lois du marché et de la concurrence et tourné vers des objectifs de caractère social et environnemental ;

5 – Le service intégré des eaux doit être géré exclusivement par des organismes de droit public ;

6 – Tous les contrats de gestion confiés à des privés, à des entreprises mixtes public-privé et à des sociétés à capital entièrement public doivent arriver à échéance dans des laps de temps déterminés ;    

7 -  50 litres par personne sont la quantité minimale vitale quotidienne garantie et gratuite ;

8 – Les travailleurs du service des eaux et les habitants du territoire participent activement aux décisions sur les actes fondamentaux de gestion du service intégré des eaux ;  

9 – Le service des eaux est financé par la réduction des dépenses militaires, la lutte contre la fraude fiscale et des taxes écologiques ciblées ;

10 – Un fonds national finance des projets pour l’accès à l’eau potable dans le Sud du monde.

 Le vaste écho favorable rencontré par la campagne et les nombreuses signatures recueillies démontrent encore une fois la nécessité, exprimée par les citoyennes  et les citoyens, de se réapproprier la gestion des biens communs. En même temps, la gestion privée de l’eau dans notre pays ne fait que révéler l’incapacité et le désintérêt des entreprises privées ou publiques-privées pour la gestion d’un bien commun.
La très grave situation d’urgence qui frappe ces jours-ci les citoyens et les citoyennes de Taranto et d’autres villes des Pouilles privées du droit à l’eau et contraints à des queues exténuantes dès 5 heures du matin pour s’assurer l’approvisionnement en eau, démontrent la nécessité imémdiate de nous réapproprier la gestion intégrée du bien commun le plus important de notre planète.  
La clôture de la campagne de collecte de signatures ne met pas un terme au parcours des mouvements pour l’eau. La bataille pour le retour de l’eau sous gestion publique doit aller de pair avec une bataille analogue pour les biens communs et les services publics, pour restituer aux citoyennes et aux citoyens ce qui leur été progressivement retiré pour être remis entre les mains des marchés et du capital spéculatif.   


Source : http://www.asud.net/news/news.php?nw=103

Article original publié le 10 juillet 2007


Sur l’auteur

Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
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DANS LE VENTRE DE LA BALEINE: 16/07/2007

 
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