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25/05/2019
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Nouvelle vague de répression tous azimuts.. Deux journalistes kurdes condmanés à mort

Iran : un régime saisi par la peur et de la panique


AUTOR:  Bahman NIRUMAND

Traducido por  Michèle Mialane, révisé par Fausto Giudice


Deux journalistes appartenant à la minorité kurde ont été condamnés à mort en Iran. Verdict confirmé mardi dernier par Ali Reza Jamdjidi , porte-parole du Tribunal révolutionnaire iranien de la ville de Marivan, au nord-ouest du pays. La nouvelle avait déjà filtré la semaine dernière mais vient seulement d’être confirmée.

Hassanpour & ButimarAbdolwahad  Butimar et Adnan Hassanpour ont été catalogués comme « mohareb » (combattants ennemis) et condamnés à mort par pendaison. Hassanpur est membre de la rédaction de la revue hebdomadaire Nasu qui paraît en kurde et en farsi. Butimar collaborait à la revue  Sabs Djia, spécialisée dans les problèmes d’environnement.

Les deux journalistes sont accusés d’avoir attenté à la sécurité du pays et coopéré avec des services secrets étrangers. Des juristes de presse en revanche pensent que la véritable raison de la sentence réside dans l’engagement militant  des deux condamnés en faveur de certains droits à l’autonomie (des Kurdes). Les huit millions de Kurdes qui vivent en Iran représentent largement 8% de la population totale.Les sentences doivent encore être confirmées par la Cour Suprême.

Le nombre de  condamnations à mort prononcées en Iran a connu une augmentation rapide par rapport aux années précédentes. Au moins 137 personnes ont été exécutées depuis le début de l’année, les douze dernières ont été pendues à Téhéran le 22 juillet dernier pour viols, enlèvements et trafic de drogue. Mais les sévères sentences à l’encontre des journalistes kurdes sont plutôt à mettre au crédit de la nouvelle vague de répression politique qui s’abat sur le pays depuis plusieurs mois déjà. Elle vise à intimider les militants de la société civile iranienne, très développée, et s’en prend au premier chef aux femmes, aux défenseurs des droits humains, aux syndicalistes, enseignants, journalistes, artistes et écrivains, aux journaux critiques à l’égard du régime et montre une prédilection pour les étudiants engagés.Au cours des derniers mois plusieurs femmes et  intellectuels ainsi que de nombreux étudiants ont été arrêtés et une partie d’entre eux a été condamnée à de lourdes peines de prison.

Les islamistes au pouvoir  réagissent par cette vague de répression au spectre de la « révolution tranquille » à l’œuvre en Iran depuis un certain temps déjà. Le régime semble pris de panique au moindre signe susceptible de trahir une intention de saper sa domination de l’intérieur  et de provoquer ainsi sa chute. Une idée présente depuis que le régime a acquis la certitude que les USA, après le désastre irakien, avaient provisoirement gelé leurs projets d’agression militaire contre l’Iran, mais pas celui de renverser le pouvoir en place.  Pour atteindre ce but, on chercherait - c’est du moins ce que redoute le pouvoir  iranien - à  mobiliser les États du Golfe pour créer un front contre l’Iran et à attiser les conflits régionaux  entre chiites et sunnites ainsi que les tensions ethniques qui opposent à l’intérieur des frontières iraniennes la majorité perse aux minorités kurde, arabe, baloutche, azérie et turkmène. L’annonce d’une aide supplémentaire de 78 millions de dollars US, accordée par l’administration étasuniennes à l’opposition iranienne, nourrit cette analyse et fournit au régime un prétexte pour déceler  derrière toute critique une manipulation étrangère.

Même une grève d’enseignants pour une augmentation des salaires (réclamée depuis des années) ou une tentative de  chauffeurs de bus de fonder un syndicat autonome sont vues comme autant de tentatives de « révolution tranquille »  et punies en conséquence. Quiconque part en voyage à l’étranger est suspecté d’être un agent double. Même une interview accordée à des journalistes étrangers peut avoir de lourdes conséquences. Peu importent les circonstances et le motif d’une arrestation ; les procureurs formulent toujours les mêmes griefs : atteinte à l’ordre public, à la sécurité nationale et surtout collaboration avec les services secrets et diplomatiques étrangers.


Source : TAZ

Article original publié le 1er août 2007

Sur l’auteur

Michèle Mialane et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

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UMMA: 06/08/2007

 
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