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20/09/2017
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Révolte au centre de rétention pour immigrés et demandeurs d’asile de Campsfield House (Oxfordshire) : 14 évadés


AUTEUR:   The Independent

Traduit par  Fausto Giudice


F Après la révolte/évasion du centre de rétention de Bari en Italie, le 29 juillet dernier, une nouvelle révolte a éclaté dans un autre camp de concentration européen pour immigrés indésirables, cette fois-ci au cœur de la campagne anglaise, à Campsfield House. Cette révolte n’est pas la première, ni la dernière. Voici ce que rapporte le quotidien The Independent

La police recherche les 14 évadés du centre d’immigration (sic)

Des policiers accompagnés de chiens et appuyés par un hélicoptère recherchaient encore la nuit dernière les 14 détenus échappés d’un centre d’immigration sujet à des troubles dans l’Oxfordshire.

Des policiers en tenues d e combat avaient été envoyés au centre de Campsfield House après qu’un feu avait éclaté près de réservoirs de gaz propane à côté des cuisines samedi. Dans la foulée, 26 détenus se sont évadés mais 12 ont été repris.

Les tensions dues aux conditions étaient montées tout au long de la semaine dernière. Les détenus avaient mené une grève de la faim d’une journée et avaient refusé à deux reprises de rentrer dans leurs chambres pour la nuit. Les problèmes n’ont fait que s’accroître depuis que Campsfield a commencé à héberger des détenus étrangers en instance d’expulsion, mêlés à des demandeurs d’asile en attente d’examen de leur demande.

Un détenu a raconté que des détenus échappés du bâtiment principal étaient parvenus à forcer la clôture : « Certains d’entre eux ont allumé un feu près des réservoirs de gaz pour faire diversion. L’alarme a sonné et rapidement on nous a faits sortir, les gens se sont mis à escalader la clôture et à forcer le portail. Les gardiens ont été pris au dépourvu ; ils ne savaient pas quoi faire. »

Le Superintendant Robin Rickard, de la police de la Vallée de la Tamise a déclaré: "J’appelle le public à nous contacter immédiatement s’ils voient quelqu’un dont ils pourraient croire qu’il s’agit d’un des individus concernés
Damian Green, le ministre de l’Immigration du cabinet de l’ombre (opposition conservatrice) a déclaré: "Ceci est une conséquence inévitable du fait que le gouvernement remplit les centres de détention d’immigrés de prisonniers étrangers qu’il n’a pas réussi à expulser. Tant que le gouvernement n’aura pas maîtrisé le problème du surpeuplement des prisons, les problèmes continueront à déborder et à causer des tensions dangereuses dans les centres de détention pour immigrés”
Après un incendie et une émeute à Campsfield en mars dernier, au cours desquels plusieurs gardiens et détenus ont été blessés, un rapport du ministère de l’Intérieur (Home Office) avait conclu que le surpeuplement, les conditions matérielles lamentables et les retards bureaucratiques pourraient mener à de nouvelles émeutes dans ces centres. Il mettait aussi en garde contre le danger que des détenus étrangers soient tentés de participer à de tels troubles car, menacés d’expulsion, ils considèrent qu’ils ont peu de choses à perdre.

Campsfield, un ancien établissement pour jeunes délinquants, a connu de nombreuses protestations de détenus grimpés sur les toits, émeutes et grèves de la faim depuis qu’il  a été converti en centre de détention pour immigrés en   1993.
Il s’agit du seul des 10 centres de détention britanniques pour immigrés à être géré par l’entreprise US Global Expertise in Outsourcing (GEO*). La même entreprise a aussi un contrat de gestion d’un “centre d’opérations pour migrants” au camp de détention US de Guantanamo Bay. GEO se définit comme “leader mondial dans la gestion privatisée d’établissements carcéraux”.

Mais ceux qui font campagne contre Campsfield disent que les conditions s’y sont détériorées depuis que GEO a pris le relais, et ont averti que le soulèvement de ce week-end ne serait sûrement pas le dernier.
Bob Hughes, de la Campagne “Fermez Campsfield” a dit : "Depuis que GEO est arrivé, on a vu une forte réduction des périodes pendant lesquelles les détenus peuvent être ensemble, et une détérioration aussi bien dans la nourriture que dans les soins médicaux. »

Construit pour héberger  196 prisonniers, le centre est Presque toujours au maximum de sa capacité, et l’on rapporte que 3 ou 4 détenus partagent une cellule prévue pour un seul détenu.

Un détenu a dit: "Nous sommes trois dans ma cellule, sans ventilation. On cuit là-dedans. En prison, au moins, on sait quand on sortira ; ici on ne sait pas quel sort nous attend."
Donna Covey, directrice exécutive du Conseil des réfugiés a déclaré: "Les rapports continuent d’affluer sur l’horreur à Campsfield et dans les autres centres de détention : ce n’est donc pas surprenant que ces gens – qui sont souvent détenus pour de longues périodes – cherchent désespérément à s’évader. »


Qu’est-ce que Campsfield et porquoi faut-il le fermer ?

Par Campaign to Close Campsfield

Campsfield House est un Centre de détention pour immigrés situé à  Kidlington, à 10 km d’Oxford ; C’est une prison gérée par le groupe privé Group 4, sous la supervision d’officiers d’immigration du ministère de l’Intérieur. Après avoir été un centre de détention juvénile, il a réouvert en novembre 1993 comme Centre de détention pour immigrés.  Le conseil municipal local y était opposé, mais le ministère de l’Intérieur est passé outre. Il y a 200 détenus à Campsfield House. La plupart sont des réfugiés politiques fuyant le danger, la torture et même la mort de pays comme le Nigeria, l’Algérie, le Ghana, la Turquie, l’inde et le Congo. Ils sont retenus sans inculpation, sans limite de temps, sans raisons clairement énoncées, e sans accès réel à une représentation juridique.  Amnesty International indique qu’il y a là des violations des droits humains reconnues au niveau international. L’ancien Inspecteur en chef de l’Inspection des prisons de SM, le Juge Stephen Tumim et la Fondation médicale pour les soins aux victimes de torture ont condamné les conditions à  Campsfield House.

Les détenus à Campsfield “House” sont enfermés derrière une clôture surmontée de barbelés haute de six mètres. Le centre est sous surveillance vidéo et les parents et amis en visite doivent passer cinq contrôles à travers des portes télécommandées. Il y a un système envahissant d’annonces par haut-parleurs qui retentissent partout, y compris dans les cellules où es détenus dormant.  Campsfield House est en fait une prison de haute sécurité.

 

*GEO

Le groupe GEO, dont le siège social est à Boca Raton en Floride, est le résultat de la fusion entre une filiale de la Wackenhut Corporation et du groupe danois Group 4. Dirigé par George Zoley et Wayne Calabrese,  il gère aujourd’hui 52 prisons aux USA, 6 en Australie et 1 en Afrique de Sud (KUTAMA SINTHUMULE, dans la Province du Nord), soit en tout 49 000 détenus, pour un chiffre d’affaire annuel de 612 millions de $ et avec 10 000 employés. Campsfield House est la seule prison gérée par le groupe en Grande-Bretagne. On ne peut pas dire que ça soit un succès…(NdT)


Source : http://news.independent.co.uk/uk/crime/article2838657.ece

Article original publié le 6 août 2007

Sur l’auteur

Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
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DANS LE VENTRE DE LA BALEINE: 07/08/2007

 
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