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09/02/2010
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Le Front national de libération de l’Irak est né


AUTEUR:  Ibrahim EBEID & Hussayn AL KURDI

Traduit par  Alexandre Moumbaris, révisé par Fausto Giudice


La plus importante histoire et le secret le mieux gardé des médias occidentaux a été de loin la croissance constante de la Résistance irakienne contre l’occupation conduite par les USA.

Alors que les services d’information US et de leurs complices focalisaient l’attention sur la violence entre les communautés ethniques et religieuses, le Parti Baath socialiste arabe poursuivait une politique d’unification et de coopération entre ceux en Iraq qui se montraient décidés à débarrasser leur pays de l’occupant, à rétablir son indépendance et reprendre son rôle aux avant-postes de la lutte arabe contre l’impérialisme et le sionisme.

L’occupation de Bagdad par les forces US suivie par la déclaration de «victoire» de Bush en 2003, a marqué le commencement de la résistance irakienne conduite par des dirigeants du parti Baath. Saddam Hussein et d’autres dirigeants baathistes, en consultation avec des habitants de Bagdad se sont dispersés à travers l’Iraq dans le but d’engager une guerre de libération nationale et de résistance de longue durée. Ils n’ont pas voulu rester concentrés à Bagdad afin d’éviter sa destruction et pour mieux réussir la transition vers une lutte de guérilla ou de guerre populaire.

Alors que les USA lâchaient leurs escadrons de la mort, composés d’exilés, contre le peuple iraquien, ciblant ceux qui soutenaient le Baath ou qui étaient autrement opposés à l’occupation, le Parti Baath, ses alliés et ses partenaires réalisaient contre l’ennemi,y compris  ses pantins et ses hommes de main, des opérations à caractère militaire, en prenant scrupuleusement soin d’éviter de frapper des innocents, tout en encourageant l’unité des Irakiens de toutes les affiliations religieuses, ethniques ou politiques épris de liberté et prêts à défendre la nation.

Malgré diverses tentatives pour coopter, discréditer et diviser le Baath, il est remarquable qu’aucun membre éminent n’a été amené à trahir les principes du parti, la promotion de l’unité arabe, et la lutte pour libérer les terres arabes des occupants US et israéliens, et cela dans la perspective d’une société socialiste au service du bien-être des classes populaires.

Saddam Hussein a émergé comme un dirigeant, grand et résolu, martyr et père fondateur, champion de la cause arabe et de l’Islam dans la tradition de Salah al-Din al Ayyoubi, le fabuleux «Saladin» qui avait chassé les Croisés de Jérusalem et mis en échec leurs efforts pour occuper la Palestine et subjuguer les forces de l’Islam. Les activités de Saddam et son exemple ont contribué de manière incommensurable à la ré-émergence du parti Baath dans le coeur et la tête de la Résistance. Cela reste un secret bien gardé aux USA et en Occident. Même des cercles de gauche et soi-disant «progressistes» qui dans le passé ont soutenu des mouvements de libération nationale tels que celui du Vietnam, ne se sont pas manifestés par des expressions de solidarité similaires pour le cas de l’Irak. Ils disent plutôt que le Baath «est mort avec Saddam», que la Résistance a été écrasée et il ne reste dans leur vision que la «guerre civile» que propage leur presse. La Résistance, pour eux, n’existe simplement pas. Heureusement, non seulement elle existe mais elle se bat en ce moment avec férocité partout dans le pays.

Le «Conseiller à la sécurité nationale» du régime fantoche Mouwafaq Al Roubaie a confirmé lors de sa récente visite à Washington que Saddam avait implanté un «virus incurable» dans les esprits des Irakiens. Ce «virus» était le refus d’accepter l’occupation et son gouvernement fantoche. En même temps, Al Roubaie a affirmé que lui et ses associés avaient «choisi une fois et pour toutes leur allié stratégique, les États-Unis d’Amérique».

Un événement significatif a eu lieu le 26 septembre quand 22 groupes de résistance iraquiens se sont réunis en Congrès d’unification dans une partie libérée de Bagdad. Le Congrès a résolu d’unir tous les groupes présents sur la base de la libération totale de l’Iraq quel que soit le temps qu’il faudra. Le Congrès a aussi décidé que l’adhésion au Front unifié de la Résistance serait ouverte à d’autres groupes ou combattants qui voudraient s’y joindre. Un Commandement suprême du Jihad et de la lutte de libération a été institué et Izzat Ibrahim Al Douri, Secrétaire général du parti Baath et Président de l’Iraq a été élu Commandant suprême du Front.


Izzat Ibrahim Al Douri

Le Commandement suprême a alors tenu une réunion où l’État-major a été créé. Le lieutenant général Amir Muhammad Amis a été nommé Commandant suprême en second, chargé des affaires militaires, alors que le Cheikh Ali Abdallah El Oubaidi a été choisi pour conduire une structure consultative religieuse. Un conseil de sécurité nationale a été formé, dirigé par le général Khalid Sulayman Khalaf. Un conseil des affaires administratives et financières a été créé sous le commandement du lieutenant général Muhammad Salih Alqan et un Bureau d’information et de mobilisation a été créé sous le commandement du général Salah Ad Din Ahmad. Le Dr Kan’an Amin a été nommé porte-parole officiel pour le Jjihad et le commandement de la libération.

Le commandement suprême a déclaré que le Jihad et le Commandement de libération observaient des «principes sacrés» qui ne pouvaient être violés. Aucun parti n’était autorisé à prendre part à des négociations avec l’ennemi US sauf sur la base de ces principes.

Les conditions pour des négociations avec les forces d’occupation étaient clairement stipulées selon les termes suivants:

Reconnaître officiellement la Résistance patriotique et toutes les organisations de résistance patriotiques, nationalistes arabes et islamiques qui en font partie, comme seul représentant légitime du grand peuple iraquien.

Annoncer officiellement le retrait inconditionnel des forces d’occupation, que ce soit immédiatement ou par étapes.

Arrêter toutes les attaques, les poursuites, les assassinats, les destructions, les sabotages, les dépossessions et les expulsions et retirer leurs troupes d’occupation de tous les centres de population.

Libérer tous les prisonniers et détenus sans exception et les dédommager.

Remettre en service l’armée irakienne et les forces de sécurité nationales, et les rétablir selon les règles et les traditions en place avant l’invasion US. Ils doivent aussi être indemnisés pour les dommages subis.

Promettre de compenser l’Iraq pour les pertes et les dommages causés au pays par l’occupation.

Abroger toutes les lois, décrets et autres législations promulguée lors de l’occupation.

Si l’ennemi tient à se retirer de manière à sauver la face, il devrait s’asseoir et parler directement avec la Résistance concernant l’application de ces principes sacrés. Sinon, il ne leur resterait que l’effondrement et la fuite.

Après la préparation d’un programme pour l’application de ces principes, auront lieu des réunions et des dialogues dans le peuple irakien qui permettront au gouvernement intérimaire d’engager des pourparlers avec les États agresseurs en vue de reformuler les relations officielles sur la base de l’égalité et la non-ingérence dans les affaires intérieures, le respect de l’indépendance, de la souveraineté et de l’autodétermination.

Après le commencement du retrait de l’ennemi de notre patrie, les forces de Résistance se rencontreront pour la formation d’un Conseil national (Choura) pour la surveillance de la phase transitoire et pour nommer un gouvernement intérimaire pour une période déterminée, afin de préparer des élections législatives de manière à ce que le peuple puisse élire librement ses dirigeants.

Les 22 groupes représentés à la rencontre étaient les suivants:

L’Armée de la confrérie Naqshbandya

L’Armée des compagnons du Prophète

L’Armée des Mourabitine

L’Armée de Hamza

L’Armée du Message

L’Armée de Ibn Al Walid

Le Commandement unifié des moujahidine (Iraq)

Les Brigades de la libération

L’Armée de l’Unique

L’Armée de libération de l’Iraq

Les Escadrons des Chouhadas (martyrs)

L’Armée des Sabirine (Patients)

Les Brigades du Djihad sur la terre de Mésopotamie

L’Armée du Chevalier (dans la zone «autonome» en kurde)

Les Escadrons du Jihad à Bassora

Les Escadrons du Jihad à Fallouja

Le Front populaire national pour la libération de l’Iraq

Les Escadrons de la Bénédiction de Hussein

Les Compagnies de la libération du sud

L’Armée de la Nostalgie

Les Compagnies de Dyala pour le djihad et la libération

Les Compagnies de la gloire pour la libération de l’Iraq.

F Lire aussi La signification de la Déclaration « Jihad et libération » par Salah Al Mukhtar


Source : http://www.al-moharer.net/

Article original publié en octobre 2007

Sur l’auteur

Alexandre Moumbaris et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

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OUMMA: 29/10/2007

 
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