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06/09/2010
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Freddy et Fanny vont en bateau, Freddy tombe à l'eau...

Tous les indicateurs sont au rouge, c’est « une première de l’histoire de l’économie ». L’Amérique inquiète.


AUTEUR:  Michel PORCHERON


Une revue de la presse française,  jusqu’au 22 juillet 2008

« Les temps sont difficiles » chantait il y a bien longtemps ce poète, « engagé », disait-on alors. Que dirait-il aujourd’hui !  

Il y a un an, nous vivions encore dans un monde merveilleux, du moins selon Le Journal des Finances (JdF) du 12 juillet. Malgré quelques nuages aux Etats-Unis, l'horizon économique semblait dégagé. Inflation, crise financière et récession économique ne faisaient pas les gros titres de la presse quotidienne. Et le commun des mortels n'avait encore jamais entendu parler des subprimes, ces crédits hypothécaires à risque, écrivait Romain Geugneau du JdF.  
Depuis, le monde a radicalement changé. Les subprimes ont fait leur apparition dans les dictionnaires. Le baril de pétrole est devenu un produit de luxe, et la hausse des prix un sujet de conversation quotidien. Conséquence : l'économie mondiale chancelle.

Le 15 juillet, l’inquiétude sur la santé économique et financière des Etats Unis a propulsé l’euro à plus de 1, 6038 $. Un nouveau record atteint ce jour là.

Un grand journal français du matin titrait le 16 juillet « L’Amérique inquiète sur tous les fronts ».  Inquiète, l’adjectif et inquiète, le verbe transitif.

« Les mauvaises nouvelles arrivent en rafale des États-Unis », a considéré Le Journal du Dimanche.

L’économie – celle des pays riches - se débat en même temps contre plusieurs fléaux : outre le choc pétrolier et la crise immobilière, une crise du crédit, la hausse des prix alimentaires, une crise financière et monétaire, avec un dollar bien bas, au point que l’Euro, à commencer par les pays producteurs de pétrole, est désormais valorisé, au détriment du dollar, dans le « panier de monnaies » qui leur permet de conserver leur niveau de pouvoir d’achat. (1) Certains analystes ajoutent que l’instrument de la politique monétaire (la banque centrale) est devenu plus puissant en Europe qu’aux Etats Unis, mais « la Banque Centrale Européenne n’ose toujours pas s’en servir !  Longtemps considérée comme la plus efficace des banques centrales,  la FED est aujourd’hui quasi-impuissante » (Philippe Martin, professeur à Paris-I Panthéon Sorbonne, 22 juillet).  

Ce printemps, deux universitaires américains, Menzie Chinn et  Jeffrey Frankel avaient fait une simulation montrant que l’euro remplacerait le dollar comme première monnaie de réserve dans les dix ou quinze ans à venir. Ils n'ont pas fondé leur étude sur la crise actuelle, laquelle risque pourtant d'accélérer les tendances qu'ils ont identifiées. A l'heure actuelle, l'euro représente un peu plus d'un quart des réserves mondiales contre deux tiers pour le billet vert.

Quand l’économie américaine – qui connait sa prise crise depuis 1929 -  souffre à la fois d’un ralentissement et de la plus grave inflation depuis 26 ans (l’indice des prix à la production a augmenté de 9,2 % au cours des 12 derniers mois)  ce n’est plus forcément la planète qui en subit des effets immédiats. La crise actuelle est d’abord une crise américaine, l’Europe et une grande partie du monde ne sont pas à l’abri - certains zones, comme par exemple l’Asie, à l’inverse progressent en parallèle- mais une forte inquiétude n’est pas encore là. Jusqu’ici.  

« La concomitance de ces chocs est une première de l’histoire économique. L’économie américaine est bien sûr la plus touchée. Mais l’Europe ne restera pas indemne » (Philippe Martin).

Ce qui fait que les austères pages saumon Economie d’un quotidien français,  entre autres, déteignent sur les pages vert pale d’un hebdomadaire (2) plus connu pour le choc des photos. Le poids des mots, on le trouve dans cette page de juillet intitulée : « Le scénario catastrophe mondial en cinq actes... » Pour Anne Sophie Lechevallier, pour qui le dernier G8 (au Japon) s’est tenu « avec vue sur un volcan », « la planète tourne à l’envers ».

Avec ses cinq actes, elle passe en revue cet « engrenage infernal » : Acte I : La flambée du pétrole et des matières premières...Acte II : ...alimente l’inflation associée à une croissance molle...Acte III...qui provoque la hausse des taux...Acte IV...puis la baisse de l’immobilier et des Bourses ...Acte V...et fait craindre une reprise du chômage. Le tout judicieusement en caractères rouge, comme tous les signaux.    

Dominique Strauss-Kahn, patron du FMI, qui a retrouvé son nom, après avoir été l’éléphant DSK, ne dit pas autre chose : l’économie mondiale reste coincée « entre la glace de le récession et le feu de l’inflation ». « La situation est devenue plus compliquée » : la faute à l’inflation, « une question de vie ou de mort » jure-t-il. Elle ne s’atténuera pas « dans un avenir envisageable », soit ce n’est pas demain la veille.  

« Il y a toujours un risque de récession mondiale et ces risques restent les mêmes par rapport à avril », estime Simon Johnson, économiste au sommet du FMI.

«  La crise » a conduit Washington tout à fait exceptionnellement à voler au secours du système financier, sur fond de crise à Wall Street suite aux difficultés rencontrées par les géants du refinancement des prêts immobiliers, Freddie Mac et Fanny Mae, qui en représentent 45 % , soit 5300 milliards de dollars.   

Le locataire de la Maison  Blanche lui-même, futur ex-président, vient de demander au Congrès de valider rapidement le plan d’aide gouvernemental à ces deux géants aux capitaux privés. Les cours en Bourse de Fannie Mae et Freddie Mac s’effondraient encore de près de 25 %. La chute de leur valeur en Bourse - 80 % en un an - menaçait l'ensemble du système financier. Le secrétariat au Trésor est intervenu. Au même moment le patron de la FED (Réserve fédérale américaine), Ben Bernanke,  reconnaissait que les tensions sur les marchés boursiers, la hausse du chômage, celle du pétrole et des denrées alimentaires, conjuguées à la crise immobilière rendront difficile une maîtrise de l’inflation. Il est difficile de faire un tableau plus sombre.

             Quelques chiffres, en milliards de dollars    

 945 milliards de dollars: estimation du coût de la crise par le FMI en mars

900 milliards : montant des capitaux perdus après la baisse de la valeur en Bourse des banques européennes.

400 milliards : total des dépréciations d'actifs enregistrées dans les comptes des banques dans le monde entier.

130 milliards : montant des capitaux nouveaux injectés dans le système bancaire américain

Fannie Mae et Fred­die Mac bénéficieraient de trois mesures de taille : augmentation des lignes de crédit qui sont consenties à ces banques par le Trésor et, « si besoin est », participation à une augmentation de capital par l’achat « provisoire » d’actions par le Trésor lui-même et injection de prêts. Mais ces mesures financières prises dans l’urgence ne sont pas accompagnées d’une nouvelle loi immobilière clarifiant le contrôle du système. Dans cette circonstance, les perspectives pourraient être encore plus inquiétantes.

« Le dollar et le Trésor américain vont en souffrir. Un soutien était nécessaire compte tenu de l’effet domino, mais soyons clairs, Fannie et Freddie ne « méritent » pas d’être sauvés (...) Ce sauvetage aurait dû être accompagné d'un plan pour ramener Fannie et Freddie à une taille assez petite pour qu'ils puissent disparaître. Henry Paulson, le secrétaire au Trésor, a déclaré qu'il voulait les voir continuer à exister dans leur forme actuelle. Quand les leçons seront-elles retenues ? » (Hugo Dixon, extrait du site breakingviews. com) 

Un nouveau débat s’est engagé désormais aux États-Unis, celui qui porterait sur une réévaluation du rôle de l’Etat dans l’économie.  

 Ainsi, une fois encore, l’État fédéral a été sollicité, comme ce fut le cas en mars pour la Banque Bear Stearns. On a même vu d’autres géants du secteur privé, comme la Banque Goldman Sachs (G.S) faire appel à l’aide publique. « Nationaliser ? Jan Hatzius, l’économiste en chef de la G.S , laisse entendre (11 juillet) qu’il n’y est pas forcément hostile » (Le Monde, 15 juillet). Pour l’instant il est question de « mise sous tutelle temporaire ». 

Depuis le samedi  12 juillet, les lecteurs du Wall Street Journal n’en reviennent toujours pas : dans l’éditorial il était fait appel à l’État pour intervenir rapidement. « Nous ne sommes pas devenus socialistes, lisait-on, mais le contribuable doit comprendre que Fannie et Freddie pratiquent déjà le socialisme et le plus malhonnête qui soit. Leurs profits sont privatisés et leurs risques socialisés. Nous  proposons une forme plus honnête de socialisme, avec une perspective de réforme à long terme ».  Le moins qu’on puisse dire est que l’usage de tel commentaire est vraiment inhabituel, aux antipodes du ton des analyses antérieures.

Par ailleurs la banque de crédit-californienne IndyMac Bancorp, l'un des plus gros prêteurs hypothécaires US a été placée le 12 juillet sous la tutelle de la Federal Deposit In­surance Corp (FDIC), l'institution fédérale garantissant les dépôts bancaires. Cette faillite bancaire, la plus importante en vingt-quatre ans aux États-Unis, IndyMac rouvrira ses portes aujourd'hui sous le nom de Banque fédérale Indymac. Sa ges­tion sera assurée par la FDIC, indique le quotidien Libération (14 juillet). Ce qui n’a pas empêché des centaines de clients de retirer leurs avoirs, à raison d’un maximum de 100.000 dollars par personne. Avant la tutelle, un mouvement de panique avait déjà vu des centaines d’épargnants retirer 1,3 milliard de dollars en quelques jours. Quelques jours auparavant, la banque qui avait fermé ses activités de prêts avait annoncé le licenciement de 3 800 employés.

Il est admis que selon les estimations les plus pessimistes, 100 à 150 banques régionales américaines  pourraient mettre bientôt la clé sous la porte.

La banque Merrill Lynch est elle aussi touchée par une menace de faillite. Elle a annoncé le 17 juillet une perte de près de 5 milliards de dollars au deuxième trimestre.  La Wachovia Bank,la quatrième banque américaine pour les actifs a annoncé le 9 juillet des pertes de 2,6 milliards de dollars de perte. La grande banque Lehman Brothers fait tout pour éviter la faillite. La banque de Charlotte (Caroline du Nord) a passé une provision de 4,2 milliards pour créances douteuses. Par ailleurs, le FBI a lancé des enquêtes sur la IndyMac, comme sur vingt autres établissements financiers américains. 

C’est tout l’ensemble bancaire américain – qui s’est révélé plus fragile que prévu- qui est touché : ses pertes se montent à 300 milliards depuis la crise des subprimes. Malgré les mesures fédérales, la confiance n’est pas revenue.      

En effet, comme on le sait, c’est l’effondrement du marché immobilier et de la valeur des crédits hypothécaires à risques  qui a mis il y a un an le feu aux poudres ou qui a été le premier signe évident que quelque chose n’allait plus dans l’économie américaine. Pas un jour depuis plus d’un an sans que des milliers de pages dans les journaux du monde entier énoncent  et stigmatisent les dysfonctionnements de secteurs clés. Les constats sont forcément identiques, les conséquences et les remèdes forcément différents.

Journal des Finances n° 6293 L'enquête/ Les banques américaines tombent de leur piédestal



« Nul besoin d'être prix Nobel d'économie pour comprendre que la crise financière, qui perdure depuis l'été 2007, a fait ses principales victimes dans le secteur bancaire anglo-saxon. Citigroup et Bank of America, qui faisaient partie, il y a un an, du top 10 des plus grandes capitalisations mondiales, sont désormais relégués au-delà de la cinquantième place »

« Le chinois ICBC a pris sa place dans le classement des plus grosses banques mondiales. De là à échafauder des plans sur la comète financière...Les établissements européens, à l'exception du suisse UBS, ont moins souffert que leurs homologues américains, et pourraient profiter du dollar faible (...) Les grandes compagnies d'assurances sont les autres victimes directes de la crise financière. AIG, premier assureur au monde, a vu sa capitalisation divisée par trois en un an. La perte de confiance envers le groupe américain est grande, alors que celui-ci a avoué ses difficultés à apprécier les risques des investissements qu'il réalisait, notamment dans les crédits hypothécaires. Les assureurs européens s'en sortent mieux »

Les initiatives fédérales américaines interviennent huit jours après l’annonce de la menace de faillite de l’hyper-géant américain, la General Motors (GM), l’un des géants de l’industrie automobile. GM qui possède huit marques « se bat pour sa survie » écrivait le 9 juillet à la Une le quotidien français Le Monde. Récession, panique des investisseurs, flambée des prix de l’essence, mais aussi de l’acier, la firme emblématique américaine n’échappe pas elle non plus aux bouleversements de l’économie.

GM peut-il disparaître ? « Il y a encore deux ans, j'aurais répondu : "Impossible." Aujourd'hui, ce n'est plus du tout exclu », a estimé Craig Fitzgerald, expert automobile chez Plante & Moran (Michigan).

Pour la première fois de leur vie, les Américains, en tout cas, pour les 2 tiers d’entre eux, placent le prix du carburant aujourd’hui à la première place de leurs  préoccupations ...loin devant la guerre en Irak. D’où une nette disparition dans les avenues et autoroutes des États-Unis des jusqu’ici habituels 4x4 ou pick-up, gros consommateurs. C’est tout le marché des SUV (Sport Utility Vehicles) qui risque de s’effondrer. En juin les ventes de GM ont chuté de près de 19 %  (par rapport à juin 2007). Aux pertes gigantesques s’ajoutent les milliers de suppressions d’emplois, techniciens, ouvriers et cadres eux-mêmes.

Les prochaines semaines seront pour GM comme pour beaucoup d’institutions du patrimoine économique des États-Unis, une étape cruciale. Dans l’automobile, Ford et Chrysler, les n° 2 et 3, sont dans la même galère.

« L’Amérique change. GM pourrait ne pas en réchapper », conclut – provisoirement -  le quotidien français. Jamais l’action de GM (à la Bourse de NY le 7 juillet) n'a été aussi basse depuis plus de cinquante ans. « Si l’environnement économique ne s'améliore pas sérieusement d'ici douze à dix-huit mois, et si les condi­tions du crédit continuent de se resserrer, le moment peut venir où les bailleurs de GM imposeront son dépôt de bilan », selon Craig Fitzgerald. 

Ainsi si GM peut prendre en interne des mesures drastiques, pour la première fois son sort final lui échappe actuellement (prix de l’acier, prix à la pompe, chute des crédits, la crise immobilière, etc...). « Je parierais que GM, dans un délai de six semaines à un an, va se séparer de certaines marques. Hormis Chevrolet [59 % des ventes en 2007] et Cadillac, les six autres [GMÇ, Pontiac, Saturn, Buick, Hummer et Saab] sont potentiellement « éliminables » (CF, cité par Le Monde).

Le 15 juillet, GM a engagé « un plan de la dernière chance » (le quotidien Le Figaro, 16 juillet) : réduire les coûts  salariaux de ses cols blancs, suppression des allocations santé des retraités, suspension des dividendes, etc.. Car GM manque de liquidités, il doit dégager très rapidement... 15 milliards de dollars. 

Fromage et dessert  

Tout le monde ne hurle pas à la crise. D’abord les spéculateurs qui se font des fortunes. Les fonds investis dans des actifs sont passés de 70 à 220 milliards de dollars en trois ans. Ces financiers poussent les prix à la hausse et contraignent les plus pauvres à la famine. D’autre part, la rente pétrolière (avec un baril à 147 dollars, 92 euros, ces jours derniers) fait que certains secteurs de l’économie flambent vers le haut. Spéculateurs, nouvelles fortunes privées, mais aussi donc des ressortissants de pays producteurs, les majors du pétrole, qui « font le bonheur des grands bijoutiers, de l’immobilier de luxe dans un grand nombre de capitales, et sur la Côte d’Azur » (le quotidien français Libération, 14 juillet, Julia Pascual) Pour ne parler que de la France, si les grandes enseignes en général préfèrent la discrétion, l’une se livre, il s’agit du maroquinier Longchamps. Dans six mois elle aura sept ou  huit boutiques au Moyen Orient, prochainement deux au Venezuela, « C’est complètement nouveau. On a ouvert deux boutiques à Moscou et beaucoup de Russes font faire du shopping à Dubaï », déclare le directeur général de l’enseigne.  

La Fédération de l’horlogerie suisse (marques Rolex, Choppard, etc...) a des progressions à deux chiffres chaque année. Ses exportations ont augmenté de plus de 15 % en valeur depuis le début de  l’année, le Moyen Orient étant un des meilleurs marchés, sans oublier la part du marché russe (+ 57 % en 2007).     

Chez l’avionneur Dassault Aviation, les avions « haut de gamme chers et capables d’aller loin », se vendent très bien. On y parle aussi Dubaï, oligarques russes et grandes fortunes asiatiques. Chez Cessna, constructeur américain, les ventes, toujours selon Libération, sont passées de 307 unités en 2006 à 470 en  2008. Fin juin, l’américain Gulfstream a signé sa plus grosse transaction de tous les temps : 1,9 milliard de dollars pour 40 avions, auprès de la compagnie NetJets.

Pour le patron –optimiste- de Boeing « le prix élevé du pétrole est une opportunité ». Par ailleurs 475 commandes étaient enregistrées et maintenues à la fin juin et 487 chez Airbus. La flambée des prix du pétrole va accélérer des commandes de modèles récents, qui consomment 20 à 30 % de carburant en moins.    

Conclusion qui est le titre du papier de Libération : des niches carburent à la flambée du pétrole. Dubaï dans les toutes prochaines années pourrait être le centre mondial du luxe. Ne construit-on au large de Dubaï (Émirats arabes unis) 300 îles artificielles, projet géant appelé « The World ». En tout cas, la Isla Moda, la bien nommée, devrait devenir, avec l’aide du couturier Karl Lagerfeld, « le véritable centre névralgique du monde de la mode ». 

 

Les pays pauvres le resteront. En 2015, on refait le point                  

Avec le boom des prix des denrées alimentaires, la pauvreté augmente, malgré un taux de  croissance égale ou supérieure à 7% pour les 50 « pays  les moins avancés » (PMA) en 2005-2006. Sur les 767 millions d’habitants de ces PMA, 581 vivent avec moins de deux dollars par jour (1, 26 euros).  Selon la Cnuced (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement), l’objectif d’atteindre une réduction de moitié de la pauvreté d’ici à 2015 ne sera pas atteint.

Pour ceux qui ne seraient pas convaincus que les États-Unis vivent une époque hors du commun : selon des témoins oculaires, un peu partout entre Boston et San Francisco,  certains citoyens américains ont découvert la marche à pied et les deux-roues. Alors, toujours pas convaincus ? On vous le disait. La crise est grave.


Ce monde qui vient, par Arès, Cuba

Notes 

(1)- Rapportée par Le Monde, une analyse de trois économistes de l'Observatoire français des jonctures économiques (OFCE) dans une note du 9 juillet, « Pétrole et euro : liaisons dangereuses » souligne un nouveau rôle de l’euro. « Il y a quelques années on considérait que la hausse du baril induisait une augmentation ­de la demande de dollars, utilisés pour les transactions pétrolières ou accumulés en réserves de change par les pays producteurs. Le lien attendu fait qu'une hausse de l'or noir entraîne une appré­ciation du billet vert. » Mais, aujourd'hui, analy­ent-ils, les pays producteurs sont soucieux de maintenir leur pouvoir d'achat via un panier de monnaies où l'euro a pris sa place. Le prix du pétrole s'ajusterait donc pour compenser l'appréciation de la monnaie unique. Du coup, « la  haus­e de l'euro induite par la politique anti-inflationniste de la BCE serait répercutée partiellement par les pays producteurs de pétrole sur le prix du baril qui, augmentant, alimenterait l'inflation... »

(2)- Dans ce même numéro, Paris-Match, puisqu’il s’agit de lui, consacre 40 pages « spéciales » à Ingrid Betancourt.


Source : remis par l'auteur

Article original publié le 24 Juillet 2008

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LES CHRONIQUES TLAXCALTÈQUES: 24/07/2008

 
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