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11/12/2018
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Mots d’amour pour la Celia que j’ai connue, in memoriam

Éloge de l’insoumission


AUTEUR:  Manuel TALENS

Traduit par  Gérard Jugant


Il y a des nouvelles qu’on n’aimerait ne pas croire tellement elles sont douloureuses. Un ami très cher me communique par courrier électronique que Celia Hart est morte dans un stupide accident de voiture survenu dans le quartier havanais de Miramar, entre Tercera et 46. Elle était dans l’auto avec son frère Abel, qui est aussi décédé. Quel terrible destin que celui de cette famille légendaire, si liée à la Révolution cubaine, dont les rendez-vous avec la mort sont tout sauf des choses paisibles !

Celia HartIl y a quelques années j’ai relaté ma rencontre avec Celia Hart au Palais des Conventions de La Havane. Ce fut alors que nous avons projeté l'interview que nous avons ensuite publié dans Rebelion, dans laquelle elle se montra telle qu’elle était, indomptable et insoumise, comme doivent l’être les authentiques révolutionnaires. Ce fut aussi le début d’une bonne amitié qui se prolongea de manière intermittente dans le cyberespace, au fil de nos écrits. C’était, sans réserve, une femme généreuse, qui flattait l’ego de ses amis écrivains avec des mots chargés de cette belle désinvolture tropicale qui n’existe qu’à Cuba, et en même temps elle était suffisamment humble pour ne pas prendre au sérieux la valeureuse contribution de sa propre plume.

Trotskyste jusqu’à la moelle, elle vivait sans ressentiment le fait que beaucoup de ses amis ne l’étaient pas, car l’important, disait-elle, est que la Révolution continue. Nous qui l’aimions on l’aimait beaucoup, de cette classe d’amour, distincte de tous les autres, dont l’alliage contient le métal indestructible de la cubanité.

Elle va me manquer, je ne recevrai plus ses messages joyeux ni ne lirai ses écrits. Mon ami m’a joint à la nouvelle une photo. Ce n’est pas celle que j’ai choisie pour accompagner ces mots d’amour que je lui dédie à titre d’hommage posthume, mais celle que je conserve dans mon bureau. Sur celle-ci on la voit souriante, avec ses yeux couleur miel et son air de Lauren Bacall caribéenne. C’est ainsi que j’aimerais que nous nous souvenions tous d’elle, heureuse, pleine de vie.

Je te salue, insoumise Celia, la lutte continue.



Source : Cubadebate

Article original publié le 8 septembre 2008

Sur l’auteur

Gérard Jugant est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

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AU SUD DE LA FRONTIÈRE: 09/09/2008

 
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