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25/09/2016
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Les détrousseurs de cadavres d’Israël


AUTEUR:  Kawther SALAM كوثر سلام

Traduit par  BarbeG. Édité par Fausto Giudice


Indépendamment de l'article publié récemment par le journaliste suédois Donald Boström sur le meurtre de Palestiniens par les Israéliens pour prélever des organes à des fins de trafic , et indépendamment des cris d’orfraie hystériques et des dénégations israéliennes, je tiens à présenter à mes lecteurs ce que j'ai vu, entendu et observé au cours de mes 22 ans de travail de journaliste sous occupation militaires israélienne en Cisjordanie et à Gaza.

Mon expérience personnelle confirme ce qu’écrit M. Boström: bien que je ne sache rien du cas qu'il décrit, celui-ci est typique de ce que les Israéliens font tout le temps en Palestine, typique de ce qu’est la "norme" depuis le début des années soixante-dix.

C’est dès le début des années 1970 que les occupants  militaires israéliens ont  commencé à capturer et à garder les corps de Palestiniens qu’ils avaient assassinés.

 Dès le début des années soixante-dix, des milliers de Palestiniens ont été enterrés dans de multiples tombes gardées secrètes par les militaires israéliens. Dès le début des années 70 des milliers de Palestiniens victimes de l’occupation ont été « autopsiés » et nombre de leurs corps gardés dans des tombes militaires numérotées. La plupart des membres de la résistance assassinés ont été emmenés pour « autopsie » et d’autres qui n’étaient que blessés ont été enlevés de l’hôpital par des Israéliens. Cette pratique est devenue moins répandue seulement quand l’Autorité Palestinienne a commencé à gouverner , c’est à dire que dans les zones qu’elle contrôlait les personnes tuées n'ont plus  jamais été "autopsiées", mais que c’était encore le cas pour les personnes tuées ou blessées dans les zones contrôlées par les Israéliens.

Le commandement militaire israélien, le Commandement Central et le soi-disant Ministère de la «défense»,  ne peuvent pas cacher ces faits parfaitement bien connus: l'armée israélienne assassine tout le temps des personnes, et la plupart sinon la totalité des assassinés sont emmenés pour "autopsie", nombre d'entre eux sont enterrés dans des cimetières militaires israéliens dans des tombes anonymes numérotées.

Ces faits ne peuvent pas être cachés par les déclarations fantaisistes que publie le Ministère des Affaires Etrangères israélien, ni par le criminel de guerre et terroriste cinglé Ehud Barak pas plus que par l’extrémistes corrompu Benjamin Netanyahu.

Dans de nombreux cas, les commandants militaires ou les fonctionnaires de ce que l'on appelle "l'administration civile",  renvoyaient à leurs familles, en pleine nuit, les corps de Palestiniens qu’ils avaient assassinés, et après quelques jours de « détention » des corps. Les officiers de l'armée n’appelaient la famille de la victime qu’après minuit (généralement entre  1 heure et 3 heures du matin), et exigeaient que quelques parents seulement, "pas plus de 10", attendent dans la rue pour l’enterrement des corps. 

La première condition posée par l’administration "civile" militaire était que l'enterrement se fasse immédiatement après réception du corps, dans l'obscurité de la nuit, pour des "raisons de sécurité" ;  la deuxième condition des Israéliens était  que les femmes ne participent pas à ces funérailles secrètes, également pour des "raisons de sécurité" (en fait, ils voulaient éviter que les cris de deuil des mères, sœurs et filles de la victime ne soient entendus, et donc n’alertent le voisinage sur ce crime).

A l’occasion de chaque restitution du corps de l'une de leurs victimes assassinées, des fonctionnaires de l'administration "civile" militaire suivaient  le cortège funéraire, dans leurs voitures blindées grises et attendaient la fin de l'enterrement. Nombre d'autres véhicules militaires, remplis de soldats, encadraient les funérailles, et ceux-ci observaient l'enterrement de leurs victimes, s’apprêtant à tout moment à tirer sur le petit nombre de participants à l'enterrement. Bien sûr, les fonctionnaires expliquaient avec insistance à la famille que c’était une grande faveur qu’il lui faisaient de rendre le corps de leur bien-aimé  et de  lui permettre de l’enterrer.

  Des corps vides bourrés de coton

 Pour quelle raison faut-il donc enterrer quelqu'un au milieu de la nuit, et  encadrer le cortège funéraire d’une compagnie de soldats israéliens et de fonctionnaires de l’administration « civile » des FDI, l'armée israélienne ?  Si l'enterrement est normal, et si les organes des victimes n'ont pas été volés, alors pourquoi faut-il donc qu’elles soient enterrées dans l'obscurité de la nuit? Toutes les familles des victimes savaient que ce ne sont que des corps vides bourrés de coton qu’elles recevaient et qu’elles devaient les enterrer en pleine nuit.

« Concernant Ehud Barak, un fait : vers la fin de la première Intifada, après le début des soi-disant Accords de paix d’Oslo, le beau-frère d’un de mes oncles paternels a été assassiné par les Israéliens au check-point de  Qualandia et le corps a été renvoyé à la famille, quelques jours après l’incident, bourré de coton. Ce parent de mon oncle, Mondher Naji Rashid Abdullah, était un petit entrepreneur de transports ; il n’était engagé dans aucune activité politique de quelque sorte que ce soit. Il a été assassiné le 14 Avril 1991, deux jours avant l’Aïd El Adha, une fête comparable à Noël. Résultat de cet assassinat toujours impuni à ce jour : sa femme et ses enfants sont réduits à dépendre de la charité publique ».

 Ce criminel de guerre cinglé d’Ehud Barak et son État corrompu feraient mieux d’arrêter de nier ce que l’écrivain suédois Donald Bostrom a publié dans Aftonbladet. J’ai personnellement été témoin de soldats israéliens embarquant dans leurs véhicules militaires des corps de Palestiniens morts sortis des services d’urgences des hôpitaux, dans d’autres cas j’ai vu des soldats suivre des Palestiniens au cimetière et voler le corps à leur famille avant qu’il soit enterré. Cette pratique était tellement répandue que nombre de gens ont commencé à emporter les corps à la maison pour les enterrer dans le jardin, sous la maison ou sous un arbre plutôt que d’appeler une ambulance pour les conduire à l’hôpital. 

 Les Israéliens ont toujours assassiné ou grièvement blessé certaines personnes lors de manifestations, et les soldats israéliens étaient au premier rang pour emporter les corps, assiéger les hôpitaux où les corps avaient été amenés par les ambulances palestiniennes- finalement les gens  présents aux manifestations ont commencé à emmener les assassinés et les blessés directement dans leur famille. Tout le monde sait en Palestine que les soldats israéliens assiègent les hôpitaux pour emporter les corps. La chose la plus dégoutante dont j’ai été témoins ce fut de voir les soldats criminels de Barak et de Netanyahou suivre les processions funéraires de Palestiniens jusqu’au cimetière pou kidnapper les corps.

 La question du vol des organes de Palestiniens est connue de tout le monde en Palestine.

Tombes anonymes numérotéesJ'ai écrit des reportages sur ces crimes à plusieurs reprises.  Dans de nombreux cas, mes reportages ont été rejetés par la censure militaire criminelle de l'occupation, et ces reportages sont toujours stockés au bureau de la censure militaire "Beth Agron" situé dans Jérusalem occupée.

Je sais que l’État criminel d'Israël récoltait les organes de Palestiniens, kidnappés par l'armée israélienne dans les salles des services d’urgences des hôpitaux palestiniens à Hébron, Naplouse, Ramallah, Djénine, et partout en Cisjordanie et à Gaza, et transféré dans l’hôpital israélien (plutôt la boucherie) d’Abou Kabir à Tel Aviv. Les familles

 Les familles des victimes connaissent  les fonctionnaires israéliens de la soi-disant "administration civile" qui couvrent ce crime. Chacun connaît le Capitaine Eyal, le Colonel Fouad Hahul, le Colonel Amnon Cohen ( maintenant directeur du Département de l’Infrastructure de l’Administration Civile des Territoires Occupés) Rafi Geoli, « Alex « et d’autres fonctionnaires dont je ne connais pas le nom mais qui étaient toujours présents.

Tout le monde connaît les hauts commandants qui les dirigent : le général deGadi Zohar brigade (ER) Gadi Zohar (ancien chef de l’administration civile et officier de renseignements de l’Armée israélienne pendant 30 ans) , David Shafi (ancien chef de l'administration civile), le général major Gadi Shamni (ancien de la brigade IDF d'Hébron et  chef actuel du commandement central), le colonel Baruch Goldstein (anciennement membre de administration « civile » de l'armée israélienne à Hébron, et actuellement de la municipalité de Jérusalem), le lieutenant-colonel Baruch Nagar (ancien chef de l'administration civile et chef actuel de l'administration de l'eau pour la Cisjordanie et Gaza), le colonel Yigal Sharon, (ancien de la  brigade d'Hébron et aujourd’hui vendeur de café), le général de brigade (ER) Dov Sedaka, (ancien chef de l'administration civile et actuellement chef de la  Présidence sioniste  du comité de pilotage), le général major . Matan Vilnai, le général de brigade Noam Tivon, le Colonel Yehuda Fuchs, le lieutenant-colonel Udi ben Muha, commandant militaire d'Hébron, et autres. Et tout le monde savait que ces personnes ont été impliquées dans le prélèvement des organes de leurs victimes.

Le Capitaine  Eyal, le Colonel Fouad Halhal , le Colonel Amnon Cohen , Rafi Geoli et nombre de ceux mentionnés ci-dessus parmi beaucoup d'autres étaient ceux qui appelaient au milieu de la nuit les familles des Palestiniens assassinés, afin de les renseigner sur les corps de leurs bien-aimés. Ces criminels racontaient aux familles palestiniennes qu’ils  "avaient  travaillé dur pour convaincre  le QG de l'armée de faire libérer le corps de leurs proches " - ce qui impliquait  que c'était une faveur, mais que les commandants militaires Shamni, Goldstein, Nagar, exigeaient que les corps soient enterrés dans l'obscurité et que «pas plus de dix personnes » ne soient autorisées à assister à l'enterrement.

« Souvent, les parents des personnes assassinées, recevant un corps vide bourré de coton, se mettaient à hurler et à crier. Ces fonctionnaires criminels et leurs soldats les forçaient alors à se taire.

Toute cette activité criminelle est non seulement une violation flagrante des droits humains, un crime horrible contre l'humanité, mais un manque de respect du caractère sacré de la vie qui ne peut s'expliquer que par les déficiences mentales de leurs auteurs. »

 Si Israël n'a pas volé les ORGANES des Palestiniens assassinés, et si Israël ne désirait pas couvrir ses crimes inhumains, et si Israël respectait  les conventions de Genève et les autres lois humanitaires, du temps de paix et du temps de guerre, Israël ne s’adonnerait pas à l'enlèvement  et au transfert vers Abou Kabir , l’«hôpital» de  Tel-Aviv, de centaines, voire de milliers corps de Palestiniens assassinés lors de manifestations pacifiques dans les villes de  Cisjordanie.

S’il n’est point vrai que les Israéliens collectent les organes des Palestiniens assassinés, alors pourquoi transférer les corps de leurs victimes et les charcuter à Abou Kabir? Les raisons de la mort étaient connues. Les victimes avaient toutes reçu des balles dans la tête ou la poitrine venant des tireurs d'élite israéliens.

Par delà tous les gémissements et toutes les criailleries israéliennes suite à l'article du journal suédois, reste le fait que des centaines, voire des milliers de corps et aussi des personnes que les gens savaient être encore en vie ont été transférés au centre d’autopsie d'Abou Kabir et rendus à leurs familles bourrés de coton. Des centaines de victimes ont été ensevelies dans l'obscurité par leurs familles, et des centaines ou des milliers d'autres corps  sont gardés par Israël dans ses tombes numérotées.

Au cours de la première Intifada, et durant le soi-disant temps de paix, j'ai personnellement vu comment l'armée israélienne enlevait les corps de Palestiniens et les blessés graves de la salle d'urgence de l'hôpital Princesse Alia d'Hébron (Al Khalil). Quelques années plus tard, j'ai vu aussi comment l'armée israélienne a enlevé des corps de Palestiniens morts du nouvel Hôpital El Ahli : toute la zone fut déclarée zone militaire, l'hôpital fut encerclé et envahi par les troupes, personne n'était autorisé à se déplacer à l'intérieur du bâtiment. Tous les corps de Palestiniens morts mais aussi celui de personnes que l’on savait vivantes et qui furent tuées juste avant, furent emmenés à Abou Kabir pour « autopsie » .  

Considérant ces faits, tout ce que je sais et  tant qu’Israël n’a pas clarifié l’identité des personnes membres de la mafia de la collecte d'organes, la seule conclusion est que:

*Tous les officiers israéliens et le personnel civil de la soi-disant l'administration civile en service en Cisjordanie, depuis le début des années soixante-dix, ont participé ou du moins couvert  la collecte d'organes prélevés sur les Palestiniens, ou étaient à  tout le moins complices, sans doute de prenant  part probablement au racket pour de l'argent.

*Tous les médecins israéliens et le  personnel travaillant  à Abou Kabir depuis le début des années soixante-dix ont été engagés impliqués dans la collecte et la vente d'organes de Palestiniens.

*Tous les tireurs d'élite des Forces de Défense Israéliennes et autres soldats qui ont abattu des Palestiniens (et des étrangers) lors de manifestations pacifiques sont et ont été complices de la mafia qui collecte et vend les organes de Palestiniens tués, et pour le moins certains de ceux impliqués dans ces crimes ont été rétribués.

*Le centre de commandement des Forces de Défense Israéliennes  et le plus grand nombre , sinon tous les officiers de la chaîne de commandement jusqu'à  la base, savent parfaitement ce qui se passe, et sont de connivence en ce qui concerne  le prélèvement d’organes des Palestiniens qu'ils tuent, ils établissent le planning et la logistique pour la réalisation des crimes, et forcent les familles des victimes à se taire. Tout l’Etat israélien et toute la nation israélienne qui acceptent la poursuite de l’occupation militaire sont impliqués dans ces crimes contre l’humanité.

*La plus grande partie, sinon l’establishment médical israélien dans son entier, sait ce qui se passe, et garde le silence, soit parce qu'ils reçoivent de l'argent, soit parce qu’ils reçoivent d’ autres formes de récompense pour leur complicité dans ces crimes. Ceci est confirmé par les griefs répétés des médecins d’autres pays à l’encontre d’Israël qui est l’un des rares pays dont la législation n’interdit pas le trafic d’ organes ou des parts de corps.

*Le ministère de la Santé israélien est pleinement informé de ce qui se passe. Ceci est corroboré par les rapports, sur les déclarations de trafiquants d'organes arrêtés au  Brésil et en Afrique du Sud  en 2003, selon lesquels des « business contacts » leur avaient été fournis par des « gens du gouvernement Israélien » et que les transplantations d’organes étaient financées par le gouvernement israélien.

 Je pense que le gouvernement israélien et  tous ceux soupçonnés d'être complices se doivent de répondre à quelques questions difficiles, avant de se plaindre d'un rapport bien écrit paru dans un journal suédois et qui parle d'un seul cas parmi des milliers:

-Où sont les corps des deux frères Imad et Adel Awad Allah d'Al-Bireh, du district de Ramallah, assassinés le 10 Septembre 1998 dans  la ferme d’Akram Maswadeh près -d'Hébron?

- Où sont les corps  de Hani Ahmad Kharboush et Adel Mohammad Hadaideh assassinés le 6 Juin 2003 à "Ateel", une ville au nord de Tulkarem en Cisjordanie?

- Où est le corps de Borhan Sarhan, qui a été assassiné le 4 Octobre 2003 dans le camp de réfugiés de Tulkarem?

-Où est le corps de Hassan Issa Abbas, assassiné le 9 Octobre 1994, à Jérusalem?

-Où est le corps de Hisham Hamad, assassiné dans la bande de Gaza, le 11 Novembre 1993?

- Où est le corps de Salah Jad Allah Salem, assassiné le 14 Octobre 1994?

- Où sont les corps des deux ressortissants japonais qui ont été assassinés en 1972?

-Israël est-il à même de prouver que les organes de ces gens, et ceux des centaines, voire des milliers de Palestiniens enterrés dans des tombes numérotées de l'armée israélienne, n'ont pas été volés?

-Pourquoi Israël enterre-il les victimes de son occupation en secret, dans des tombes numérotées, s’il n’y a pas eu vol de  leurs organes ?

Je  connais à l’avance la réponse de ces sophistes criminels d'Israël: ils vous diront que tous ces gens enterrés dans leurs tombes numérotées étaient des «terroristes » ou des «  inconnus».

 Mais moi j’affirme  que ce sont là des MENSONGES et la propagande habituelle utilisée parIsraël pour couvrir ses crimes. Nombre de personnes enterrées dans ces tombes n’étaient pas des «terroristes», mais engagées dans une résistance légitime, et nombre d’entre-elles des  manifestants pour la paix, et aucune d'elles n'était inconnue. La seule chose qui a été inconnue ou passée sous silence, ce jour, c’est que les Israéliens sont des meurtriers, des voleurs d'organes, un État criminel d’occupation, commettant toutes sortes de crimes contre l'humanité pour le plaisir et profit.

« Le Docteur Yehuda Hiss a charcuté trois ddolescents de Gaza »

Une autre question sur laquelle les Israéliens doivent quelques explications, c'est l'histoire des trois adolescents de la bande de Gaza. Dans la soirée du dimanche 30 Décembre 2001, l'occupation militaire israélienne a tiré plusieurs salves d'artillerie en direction de ces trois adolescents  au nord de Beit Lahiya dans la bande de Gaza.

Ils s’appelaient  Mohammed Ahmed Banat, 15 ans, Mohammed Abd El-Rahman Al-Madhoun, 16 ans, et Mohamed Ahmed Lebed, 17 ans.

Après Yehuda Hissles avoir assassinés d’une salve de projectiles à fléchettes, un véhicule militaire les a rejoints et leurs corps furent emmenés à Abou Kabir à Tel Aviv pour « autopsie », et ce sans le consentement de leurs familles, sans la délivrance d’un quelconque mandat conforme à la loi pour procéder à l’autopsie. Le patron du département de pathologie d’Abou Kabir (du soi-disant Institut Médico-légal), le docteur Yehuda Hiss, affirma qu’il avait reçu ces enfants sans connaître leurs noms, et qu’on les avait tous trouvés tués par des clous que l’on trouve dans les munitions des tanks ( les fléchettes). 

 Hiss enfreignait la loi israélienne quand il a accepté les corps des enfants sans savoir qui ils étaient et à l'insu de leurs familles, mais ce n'était pas son souci. Les trois corps furent donnés à l'Autorité palestinienne plusieurs jours après leur meurtre., bourrés de coton,

 Le directeur du Centre de Jérusalem pour la Démocratie et les Droits Humains, Salim Khalleh, a déclaré que leur organisation a été en mesure de documenter les cas de 270 corps de Palestiniens "retenus" dans les mains de l'occupation israélienne, et enterrés dans des tombes numérotées des cimetières militaires secrets  ou dans des compartiments numérotés d’installations frigorifiques. Parmi ces cas, il en est  24 qui sont des citoyens palestiniens de la ville de Tulkarem. Le 8 avril 2009, les familles de ces personnes dont les corps sont encore aux mains de  Israéliens ont manifesté à Tulkarem. Les manifestants ont transmis une pétition au directeur de la Croix-Rouge, par laquelle ils demandaient que les organisations internationales fassent pression sur Israël afin qu’il libère les corps de leurs fils.

Ce qui suit sont quelques-uns des noms de Palestiniens, publiés par le Centre pour la Démocratie et les Droits Humains de Jérusalem et dont le corps est toujours entre les mains d'Israël, en plus de centaines d’autres. La question est : où sont ces corps ? Sont-ils dans des chambres froides, ou ont-ils été enterrés dans des tombes numérotées après que leurs organes eurent été prélevés? Pourquoi ne les rend–on pas à leurs familles si ce n’est pour couvrir les crimes israéliens?

- Abdel-Fattah Mohamed Badir. - assassiné près de Jéricho, le 15-7-1975.

-Murad Mohammed Abu Assal –assassiné le 30-01-2002

-Sarhan Burhan Sarhan – assassiné au cours de l'invasion du camp de réfugiés de Tulkarem le 4.10.2003.

-Saif Allah Bashir Badran - assassiné près de la colonie illégale de Mawr le 1/1/2003.

-Adel Mohamed Hadaydeh - assassiné dans "Atteel", une ville au nord de Tulkarem sur 16-6 -2003.

-Tarek Samir Sfaqeh - assassiné dans la colonie illégale de Hermesh 30-10-2002.

-Faiz Mohammed Awad - assassiné au Liban le 17-8-1967.

-Ramzi Ardah Fakhri - assassiné le 3-4 - 2004 dans la colonie illégale d’Avnei Hefetz.

-Khalid Ahmed Abul-Ezz - assassiné le 30-10-2002 à Zeita près du Mur de l'apartheid.

-Khaled Subhi Sandjak - assassiné dans la colonie illégale de Sha'ar Ephraim.

-Muaiad Mahmoud Salah Al-Din - s'est fait exploser le 8.11.2001.

-Abed El-Basset Mohamed Odeh - s'est fait exploser le 27-3-2002.

-Ahmed Sami Gawi - assassiné à Netanya le 12.7.2005.

-Mohammad Jamel Faraj.

- Ahmed Ibrahim Abed Allah - assassiné à Jérusalem Juin 1967.

-Iyad Naeem Radad - assassiné le 15-7-1979 à Al-Zawieh près de Salfit.

-Rami Mohammed Idris - assassiné à Netanya le 31-3-2002.

-Mahmoud Ahmed Marmash - s'est fait exploser le 18-5-2001.

-Mufed Mohammad Asrawi - assassiné à Baqa Al-Garbiah le 21-2-2002.

-Muhammad Ali Abu Zeneh - tué dans la vallée du Jourdain le 12.5.1969.

-Lutfi Amin Abou Saada - s'est fait exploser à Netanya le 25-12-2006.

-Omani Ahmad Kryosh - assassiné à "Atteel", près de Tulkarem le 5.6.2003.Mashhour Aruri

-Mashhour Aruri - assassiné le 18 Mai 1976 avec trois autres personnes du Liban.

-Les corps de 88 Palestiniens de la bande de Gaza, dont on sait qu’ils sont aux mains d'Israël (pas de noms donnés).

-Abed Allah et ses amis Kallab Mohamed Abed El-Qader Abu Al-Zulof et Mohamed Hanafi – tous du camp de réfugiés de Rafah, disparus le 7 Mars 1988.

-Fadi Ahmed Al-Amoudi, âgé de 22 ans, de Beit Hanoun - assassiné le 17 avril 2004 au poste de contrôle militaire d'Eretz

FerwanaAbed Al-Naser Ferwana, directeur du Département des Statistiques au Ministère des Prisonniers dans l'Autorité Nationale palestinienne, ancien prisonnier et chercheur dans le domaine des prisonniers palestiniens d'Israël, intervenant compétent dans les affaires des prisonniers, a déclaré que le nombre de prisonniers palestiniens assassinés après leur arrestation et leur détention dans les prisons israéliennes a fortement augmenté au cours de l’Intifada Al Aqsa . Ils représentent le double du nombre de gens que les Israéliens ont assassinés en un quart de siècle, après qu’ils eurent occupé la Cisjordanie et de Gaza. Les corps de ces prisonniers assassinés, sont aussi également conservés dans les cimetières secrets israéliens et dans quelques rares cas ils sont restitués deux semaines après leur assassinat par les Israéliens. Nouvelle preuve, selon Ferwana, que les Israéliens collectent leurs organes.

Sabri AlrojoubLe fou criminel Ehud Barak, les gens du Centre de Commandement Israélien, le ministre des Affaires étrangères et autres impliqués dans ces crimes inhumains devraient cesser de  menacer le  journaliste suédois Donald Boström avec leurs jérémiades criminelles, vu qu’ils sont les premières personnes sur lesquelles on devrait enquêter, non seulement à cause de ces monstruosités mais aussi pour crimes de guerre , crimes contre l’humanité et génocide. Le temps de faire taire les journalistes et de réduire la liberté d’expression est terminé.

Pour l'opinion publique mondiale la criminalité d'Israël fait horreur et non moins la répétitive  et stupide criaillerie à l’« antisémitisme » chaque fois que l'un de ses crimes est découvert. L’invocation permanente et inadéquate de l’Holocauste fait bailler au point que personne n’y prête attention et qu’elle ne contribue plus à couvrir leurs crimes. Les sophistes criminels d'Israël feraient mieux d’élucider où sont enterrés tous ces corps cités, et où sont passés leurs leurs organes.

Si les Israéliens s’entêtent et provoquent des ennuis judiciaires à Donald Boström, je me porterai volontaire pour témoigner en sa faveur à propos de ces crimes dégoûtants des Israéliens, et j’en appelle à tous les Palestiniens qui ont un tel cas dans leur famille, de s’offrir à témoigner en faveur de M. Boström si cela s'avérait nécessaire.


Source : Le site de l'auteure - The Body Snatchers of Israel

Article original publié le 23/8/2009

Sur l’auteure

BarbeG. est une collaboratrice de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique, dont Fausto Giudice est membre. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteure, la traductrice, le réviseur et la source.

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TERRE DE CANAAN: 26/08/2009

 
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